{"id":29936,"date":"2021-10-06T23:08:00","date_gmt":"2021-10-07T03:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.canadaswalkoffame.com\/inductees\/banting-best-macleod-et-collip\/"},"modified":"2025-07-20T13:46:47","modified_gmt":"2025-07-20T17:46:47","slug":"banting-best-macleod-et-collip","status":"publish","type":"inductees","link":"https:\/\/www.canadaswalkoffame.com\/fr\/intronises\/banting-best-macleod-et-collip\/","title":{"rendered":"Banting, Best, Macleod et Collip"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">Sir Frederick Grant Banting<\/h2>\n\n<p>Sir Frederick Grant Banting, m\u00e9decin, chirurgien, officier de l&#8217;arm\u00e9e, chercheur en m\u00e9decine, laur\u00e9at du prix Nobel et artiste ; n\u00e9 le 14 novembre 1891 dans le canton d&#8217;Essa, comt\u00e9 de Simcoe, Ont, fils de William Thompson Banting et Margaret Grant ; \u00e9pouse une premi\u00e8re fois le 4 juin 1924 Marion Wilson Robertson \u00e0 Toronto, avec laquelle il a un fils ; divorce le 2 d\u00e9cembre 1932 ; \u00e9pouse une seconde fois le 2 juin 1939 Henrietta Elizabeth Ball ; sans enfant ; d\u00e9c\u00e8de le 21 f\u00e9vrier 1941 pr\u00e8s de Musgrave Harbour, Terre-Neuve, dans le comt\u00e9 de Simcoe (Ontario).    <\/p>\n\n<p>Fred Banting \u00e9tait un enfant de l&#8217;Ontario agricole, le plus jeune des six n\u00e9s dans la ferme familiale pr\u00e8s d&#8217;Alliston, au nord-ouest de Toronto. Gar\u00e7on timide et tranquille qui aimait l&#8217;athl\u00e9tisme et les animaux, il a \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9 par sa famille \u00e0 poursuivre ses \u00e9tudes au-del\u00e0 des \u00e9coles locales. En 1910, il s&#8217;inscrit en arts g\u00e9n\u00e9raux au Victoria College de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, ne r\u00e9ussit pas \u00e0 passer toutes ses mati\u00e8res et, tout en redoublant l&#8217;ann\u00e9e, abandonne apr\u00e8s avoir appris qu&#8217;il pouvait entrer \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine. La m\u00e9decine avait rivalis\u00e9 avec le minist\u00e8re m\u00e9thodiste comme profession possible.<\/p>\n\n<p>Banting a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de m\u00e9decine en 1912. Il obtient des notes l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieures \u00e0 la moyenne, mais ne se distingue pas par ailleurs. Les cinq ann\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes de m\u00e9decine ( programme ) ont \u00e9t\u00e9 radicalement condens\u00e9es pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Il a obtenu son dipl\u00f4me de bachelier en d\u00e9cembre 1916. De son propre aveu, Banting n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement bien form\u00e9. Il s&#8217;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la chirurgie, s&#8217;est enr\u00f4l\u00e9 dans le corps m\u00e9dical de l&#8217;arm\u00e9e canadienne et, apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me, a commenc\u00e9 son service militaire \u00e0 plein temps. Il a travaill\u00e9 comme chirurgien dans un h\u00f4pital canadien en Angleterre pendant 13 mois, a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en France en juin 1918 et, en tant que m\u00e9decin-chef de bataillon, a servi sur les lignes de front pendant les combats acharn\u00e9s de l&#8217;\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;automne. Lors de l&#8217;attaque de Cambrai le 28 septembre, le capitaine Banting a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 au bras droit par un \u00e9clat d&#8217;obus et a \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 de la Croix militaire pour sa conduite au cours de l&#8217;action. Apr\u00e8s plusieurs semaines d&#8217;inqui\u00e9tude quant \u00e0 l&#8217;\u00e9tat de sa blessure, Banting a pu reprendre ses fonctions en Angleterre, avant d&#8217;\u00eatre rappel\u00e9 au Canada en 1919.<\/p>\n\n<p>Il s&#8217;\u00e9tait montr\u00e9 int\u00e9ress\u00e9 par l&#8217;am\u00e9lioration de ses qualifications m\u00e9dicales et par la recherche. En 1919-1920, il travaille sous la direction de Clarence Leslie Starr, l&#8217;un de ses mentors pendant la guerre, en tant que chirurgien principal et registraire \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital pour enfants malades de Toronto. Il esp\u00e9rait se sp\u00e9cialiser en chirurgie orthop\u00e9dique. Lorsque sa nomination n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e &#8211; la raison n&#8217;est pas claire &#8211; Banting a d\u00e9cid\u00e9 de pratiquer la m\u00e9decine en tant que m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste et chirurgien. En juillet 1920, il a pos\u00e9 ses valises dans la petite ville prosp\u00e8re de London, \u00e0 l&#8217;ouest de Toronto, et a attendu que les patients viennent.<\/p>\n\n<p>Devant leur lenteur d\u00e9courageante, Banting accepte un travail \u00e0 temps partiel en tant que d\u00e9monstrateur en chirurgie et en anatomie \u00e0 la petite facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;universit\u00e9 de Western Ontario. Il est tr\u00e8s inquiet pour ses finances, son cabinet et ses perspectives matrimoniales, et commence \u00e0 se demander s&#8217;il n&#8217;y aurait pas une meilleure voie \u00e0 suivre. Alors qu&#8217;il se pr\u00e9pare \u00e0 donner une conf\u00e9rence sur le pancr\u00e9as aux \u00e9tudiants de Western, Banting tombe, dans la nuit du 31 octobre 1920, sur un article du pathologiste Moses Barron dans le num\u00e9ro de novembre de la revue <strong>Surgery, Gynecology and Obstetrics<\/strong> (Chicago) intitul\u00e9 \u00ab The relation of the islets of Langerhans to diabetes with special reference to cases of pancreatic lithiasis \u00bb (La relation entre les \u00eelots de Langerhans et le diab\u00e8te, avec une r\u00e9f\u00e9rence particuli\u00e8re aux cas de lithiase pancr\u00e9atique). Certaines des observations de Barron sur un cas inhabituel mais sans importance d&#8217;obstruction du canal pancr\u00e9atique ont inspir\u00e9 \u00e0 Banting une r\u00e9flexion sur la recherche par les scientifiques d&#8217;une substance dans le pancr\u00e9as qui pourrait \u00eatre la cl\u00e9 de la pr\u00e9vention de la maladie connue sous le nom de diab\u00e8te sucr\u00e9. Tard dans la nuit, il note dans son carnet une id\u00e9e de recherche :    <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le diab\u00e8te<\/li>\n\n\n\n<li>Ligature les canaux pancr\u00e9atiques du chien. Garde les chiens en vie jusqu&#8217;\u00e0 ce que les acini d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent et laissent des \u00eelots. Essaie d&#8217;isoler la s\u00e9cr\u00e9tion interne de ces derniers pour soulager la glycosurie.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Le personnel de Western, qui manque \u00e0 la fois d&#8217;expertise et d&#8217;installations, conseille \u00e0 Banting de discuter de son id\u00e9e avec le professeur de physiologie de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, John James Rickard Macleod*, un expert internationalement reconnu en mati\u00e8re de m\u00e9tabolisme des glucides. Lors d&#8217;une r\u00e9union \u00e0 Toronto le 8 novembre, Macleod dit \u00e0 Banting, qui n&#8217;avait que peu de connaissances sur le diab\u00e8te ou le pancr\u00e9as, que son id\u00e9e pourrait valoir la peine d&#8217;\u00eatre poursuivie, mais qu&#8217;elle risquait d&#8217;aboutir aux m\u00eames r\u00e9sultats n\u00e9gatifs que ceux auxquels s&#8217;\u00e9taient heurt\u00e9s de nombreux chercheurs plus exp\u00e9riment\u00e9s. Si Banting voulait toujours essayer, Macleod mettrait \u00e0 sa disposition des installations et des animaux.<\/p>\n\n<p>Cet hiver-l\u00e0, Banting a souffl\u00e9 le chaud et le froid sur l&#8217;id\u00e9e de la recherche. Il \u00e9crira plus tard qu&#8217;il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 accepter un poste de m\u00e9decin dans une exp\u00e9dition de recherche de p\u00e9trole dans le nord du Canada. Ses amis lui conseillent de s&#8217;installer et de tirer le meilleur parti d&#8217;un cabinet qui se d\u00e9veloppe convenablement. Au lieu de cela, il d\u00e9cide de profiter de l&#8217;offre de Macleod et de passer l&#8217;\u00e9t\u00e9 1921 \u00e0 travailler \u00e0 Toronto sur son id\u00e9e. Macleod lui offre un espace de laboratoire, une r\u00e9serve d&#8217;animaux de recherche et les services de ses \u00e9tudiants assistants. <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/best_charles_herbert_20E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Charles Herbert Best<\/a>* gagne \u00e0 pile ou face avec Edward Clark Noble le droit d&#8217;\u00eatre le premier \u00e0 travailler avec Banting, et tous deux conviennent par la suite que Best restera pour l&#8217;\u00e9t\u00e9. Banting et Best ont commenc\u00e9 \u00e0 travailler le 17 mai.     <\/p>\n\n<p>Banting pensait qu&#8217;en ligaturant les canaux pancr\u00e9atiques d&#8217;animaux vivants, il pourrait provoquer la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des cellules qui produisent la s\u00e9cr\u00e9tion externe de l&#8217;organe (enzymes digestives). Elles n&#8217;interf\u00e9reraient plus avec la myst\u00e9rieuse s\u00e9cr\u00e9tion interne du pancr\u00e9as et ne la neutraliseraient plus, ce qui permettrait peut-\u00eatre de l&#8217;isoler sous une forme active. Des \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de son carnet de notes et plus tard sugg\u00e8rent que Banting esp\u00e9rait d&#8217;abord utiliser ses comp\u00e9tences chirurgicales pour transplanter des portions de pancr\u00e9as de chiens ligatur\u00e9s par un conduit \u00e0 des chiens diab\u00e9tiques afin de voir s&#8217;il pouvait am\u00e9liorer leur \u00e9tat en r\u00e9duisant le sucre dans leur urine ou dans leur sang. Les recherches se poursuivent lentement et de fa\u00e7on irr\u00e9guli\u00e8re pendant l&#8217;\u00e9t\u00e9 chaud de 1921, avec de lourdes pertes d&#8217;animaux et divers revers, frustrations et frictions passag\u00e8res entre Banting et son assistant. Apr\u00e8s le premier mois, au cours duquel il a donn\u00e9 des conseils et des instructions \u00e0 Banting, Macleod est parti en \u00c9cosse pour le reste de l&#8217;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n<p>\u00c0 la fin du mois de juillet, Banting et Best, au lieu de proc\u00e9der \u00e0 des greffes, ont pu commencer \u00e0 injecter des extraits du pancr\u00e9as de chiens ligatur\u00e9s dans les veines de chiens diab\u00e9tiques d\u00e9pancr\u00e9atis\u00e9s. Le taux de sucre dans le sang des chiens a sembl\u00e9 chuter de fa\u00e7on spectaculaire, ce qui sugg\u00e8re que les extraits restaurent la fonction m\u00e9tabolique. Dans certains cas, les animaux \u00e9taient plus gais et vivaient un peu plus longtemps que ce que l&#8217;on attendrait normalement d&#8217;un diab\u00e8te non trait\u00e9. \u00c0 son retour d&#8217;\u00c9cosse en septembre, Macleod exhorte un Banting enthousiaste \u00e0 renforcer ses preuves en r\u00e9p\u00e9tant et en affinant ses exp\u00e9riences. Malheureusement, Banting et Macleod, l&#8217;un sans formation et \u00e0 la personnalit\u00e9 impulsive, l&#8217;autre \u00e9tant un scientifique prudent et tranquille, \u00e9taient en profond d\u00e9saccord sur la priorit\u00e9 \u00e0 accorder au travail de Banting. Une rupture s\u00e9rieuse est \u00e9vit\u00e9e de justesse et le travail se poursuit jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;automne.<\/p>\n\n<p>Banting a d\u00e9couvert qu&#8217;il pouvait contourner la proc\u00e9dure fastidieuse de ligature des canaux en produisant des extraits de pancr\u00e9as de veau f\u0153tal frais. Il a ensuite d\u00e9couvert que des extraits r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s de pancr\u00e9as entier de chien ou de b\u0153uf pouvaient \u00e9galement \u00eatre efficaces. Alors que le rythme des recherches s&#8217;acc\u00e9l\u00e8re &#8211; d\u00e8s le d\u00e9but, l&#8217;objectif de Banting est de pouvoir traiter le \u00ab diabetus \u00bb chez l&#8217;homme &#8211; il sugg\u00e8re de renforcer l&#8217;\u00e9quipe en y adjoignant <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/collip_james_bertram_19E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">James Bertram Collip<\/a>*, un biochimiste exp\u00e9riment\u00e9 qui travaille avec Macleod \u00e0 Toronto alors qu&#8217;il est en cong\u00e9 de l&#8217;universit\u00e9 de l&#8217;Alberta. Collip rejoint le groupe en d\u00e9cembre, commence rapidement \u00e0 am\u00e9liorer l&#8217;extrait brut de Banting et Best et enrichit consid\u00e9rablement les connaissances sur ses propri\u00e9t\u00e9s. Pourtant, la premi\u00e8re pr\u00e9sentation officielle des r\u00e9sultats du groupe de Toronto, lors de la conf\u00e9rence annuelle de l&#8217;American Physiological Society \u00e0 New Haven (Connecticut) le 30 d\u00e9cembre, est loin d&#8217;\u00eatre triomphante, car il existe de nombreux doutes quant au fait que l&#8217;\u00e9quipe soit all\u00e9e plus loin avec les extraits pancr\u00e9atiques que plusieurs chercheurs pr\u00e9c\u00e9dents.    <\/p>\n\n<p>M\u00eame si la recherche a progress\u00e9 \u00e0 un autre niveau, elle a \u00e9t\u00e9 entrav\u00e9e par la profonde ins\u00e9curit\u00e9 de Banting et sa suspicion croissante que Macleod et peut-\u00eatre d&#8217;autres s&#8217;appropriaient le m\u00e9rite de ses d\u00e9couvertes. Il n&#8217;appr\u00e9cie pas que Macleod s&#8217;identifie publiquement \u00e0 ses travaux et s&#8217;inqui\u00e8te vivement lorsque Collip se voit confier la responsabilit\u00e9 de purifier l&#8217;extrait en vue de son utilisation dans les essais cliniques. Macleod acc\u00e8de \u00e0 la demande de Banting qui souhaite que son extrait et celui de Best soient les premiers \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9s officiellement sur un diab\u00e9tique humain (Banting l&#8217;avait d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 sur lui-m\u00eame et sur un camarade de classe diab\u00e9tique, avec des r\u00e9sultats insignifiants). Le premier test est effectu\u00e9 le 11 janvier 1922 sur un gar\u00e7on de 13 ans, Leonard Thompson, \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral de Toronto. Banting n&#8217;\u00e9tait pas pr\u00e9sent ; n&#8217;ayant pas d&#8217;exp\u00e9rience en mati\u00e8re de diab\u00e8te, il s&#8217;\u00e9tait vu refuser des privil\u00e8ges \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital universitaire.<\/p>\n\n<p>L&#8217;extrait de Banting et Best n&#8217;a eu que des effets mineurs sur l&#8217;\u00e9tat de Thompson, et un abc\u00e8s st\u00e9rile s&#8217;est form\u00e9 \u00e0 l&#8217;endroit de l&#8217;injection. Les cliniciens ont d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;interrompre l&#8217;exp\u00e9rience. Douze jours plus tard, le 23 janvier, ils reprennent l&#8217;administration, mais avec un extrait qui avait \u00e9t\u00e9 purifi\u00e9 par Collip. Lorsque Collip fait part \u00e0 Banting des r\u00e9sultats favorables de son extrait et refuse ensuite de r\u00e9v\u00e9ler les d\u00e9tails de sa m\u00e9thode de fabrication, les deux scientifiques en viennent aux mains dans le laboratoire et Best doit les s\u00e9parer.<\/p>\n\n<p>Le 25 janvier, les quatre chercheurs signent un accord de collaboration, sous la direction g\u00e9n\u00e9rale de Macleod et en coop\u00e9ration avec les Connaught Antitoxin Laboratories de l&#8217;universit\u00e9 de Toronto [voir <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/fitzgerald_john_gerald_16E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">John Gerald FitzGerald<\/a>*], pour d\u00e9velopper l&#8217;extrait. Collip est charg\u00e9 de la production. Il a \u00e9t\u00e9 convenu s\u00e9par\u00e9ment que les noms figurant sur les publications seraient class\u00e9s par ordre alphab\u00e9tique.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;harmonie n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 totalement r\u00e9tablie au sein de l&#8217;\u00e9quipe de recherche, m\u00eame si les premiers essais cliniques ont commenc\u00e9 \u00e0 donner des r\u00e9sultats vraiment passionnants. L&#8217;extrait purifi\u00e9, bient\u00f4t nomm\u00e9 insuline d&#8217;apr\u00e8s les cellules du pancr\u00e9as connues sous le nom d&#8217;\u00eelots de Langerhans, d&#8217;o\u00f9 le groupe supposait qu&#8217;il provenait, avait des effets spectaculaires en \u00e9liminant les sympt\u00f4mes du diab\u00e8te sucr\u00e9 et en redonnant \u00e0 ses victimes une sant\u00e9 physique presque normale. Une tr\u00e8s grande d\u00e9couverte \u00e9mergeait de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Qui l&#8217;a faite ?<\/p>\n\n<p>Banting pensait \u00eatre le d\u00e9couvreur de l&#8217;insuline, d&#8217;abord en tant qu&#8217;homme dont l&#8217;id\u00e9e avait conduit \u00e0 la d\u00e9couverte, et ensuite en tant que chef d&#8217;orchestre des exp\u00e9riences sur les animaux qui, selon lui, avaient prouv\u00e9 la pr\u00e9sence de la substance. Cette affirmation \u00e9tait cependant tr\u00e8s vuln\u00e9rable en raison de contr\u00f4les inad\u00e9quats et de r\u00e9sultats incoh\u00e9rents dans ses recherches, de l&#8217;\u00e9chec de son extrait dans le premier essai de Thompson et du r\u00e9sultat peu concluant d&#8217;une exp\u00e9rience de long\u00e9vit\u00e9 sur l&#8217;un des chiens (dont Banting n&#8217;avait pas r\u00e9ussi \u00e0 retirer compl\u00e8tement le pancr\u00e9as). \u00c0 l&#8217;\u00e9poque, il semblait \u00e9vident que les travaux de Collip avaient permis de faire un grand pas en avant \u00e0 Toronto. Des analyses ult\u00e9rieures ont confirm\u00e9 ce point de vue, en mettant en \u00e9vidence de nombreuses erreurs factuelles et d&#8217;interpr\u00e9tation dans le premier article de Banting et Best, les hypoth\u00e8ses erron\u00e9es de Banting sur les cons\u00e9quences physiologiques de la ligature des canaux et de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence pancr\u00e9atique, et la possibilit\u00e9 qu&#8217;une technique d\u00e9fectueuse ait rendu leurs exp\u00e9riences presque d\u00e9nu\u00e9es de sens. En outre, Macleod a donn\u00e9 \u00e0 Banting plus de conseils que ce dernier ne l&#8217;a reconnu. D\u00e8s d\u00e9cembre 1922, le <strong>British Medical Journal<\/strong> (Londres) publiait une critique d\u00e9vastatrice des recherches de Banting et Best, qui concluait que \u00ab la production d&#8217;insuline \u00e9tait le fruit d&#8217;une s\u00e9rie d&#8217;exp\u00e9riences mal con\u00e7ues, mal men\u00e9es et mal interpr\u00e9t\u00e9es \u00bb.     <\/p>\n\n<p>Banting, qui avait risqu\u00e9 sa carri\u00e8re, son gagne-pain, sa r\u00e9putation et peut-\u00eatre la possibilit\u00e9 d&#8217;un bonheur conjugal pour cette recherche, avait presque craqu\u00e9 dans les premiers mois de 1922. Il apparaissait rarement au laboratoire et, selon ses propres dires, utilisait de l&#8217;alcool, parfois vol\u00e9 au laboratoire, pour s&#8217;endormir. Ses amis pensaient qu&#8217;il \u00e9tait peut-\u00eatre suicidaire. Il reprend cependant le travail \u00e0 l&#8217;instigation de Best apr\u00e8s que Collip a d\u00e9couvert qu&#8217;il avait perdu la capacit\u00e9 de produire de l&#8217;insuline efficace, un probl\u00e8me qui n&#8217;est pas rare dans l&#8217;extraction biochimique pionni\u00e8re. Au printemps, une lutte d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de l&#8217;\u00e9quipe pour red\u00e9couvrir la technique a permis \u00e0 Banting et Best de retrouver un \u00e9l\u00e9ment de leadership : Banting s&#8217;est soudain retrouv\u00e9 avec la plus grande quantit\u00e9 d&#8217;insuline utilisable &#8211; fabriqu\u00e9e par Best &#8211; et son moral et sa d\u00e9termination ont \u00e9t\u00e9 raviv\u00e9s. Il se sent profond\u00e9ment redevable \u00e0 Best de lui \u00eatre venu en aide au moment o\u00f9 il en avait le plus besoin, et il se lance dans la pratique priv\u00e9e \u00e0 Toronto en tant que clinicien capable de traiter le diab\u00e8te et est \u00e9galement autoris\u00e9 \u00e0 s&#8217;occuper des patients diab\u00e9tiques de l&#8217;h\u00f4pital militaire de Christie Street.<\/p>\n\n<p>Une situation tendue et confuse se r\u00e9sout progressivement lorsque Banting re\u00e7oit une nomination \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral de Toronto pour travailler avec d&#8217;autres cliniciens dans son service de diab\u00e9tologie. Le processus d&#8217;isolation de l&#8217;insuline est brevet\u00e9 aux noms de Banting, Best et Collip, puis le brevet est transf\u00e9r\u00e9 au conseil d&#8217;administration de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Une coentreprise entre l&#8217;universit\u00e9 et Eli Lilly and Company of Indiana permet, d\u00e8s l&#8217;\u00e9t\u00e9 1922, de disposer d&#8217;une quantit\u00e9 sans cesse croissante d&#8217;insuline efficace, qui commence \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans le cadre d&#8217;essais cliniques informels dans plusieurs centres. Collip retourne \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de l&#8217;Alberta. Macleod se concentre sur la recherche des propri\u00e9t\u00e9s physiologiques de l&#8217;insuline. Les Laboratoires Connaught prennent progressivement le contr\u00f4le de la production canadienne d&#8217;insuline.<\/p>\n\n<p>\u00c0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e 1922, il \u00e9tait clair que l&#8217;impact de l&#8217;insuline sur le traitement du diab\u00e8te \u00e9tait fulgurant, et la d\u00e9couverte \u00e9tait presque universellement salu\u00e9e comme un triomphe de la m\u00e9decine moderne. Avec l&#8217;aide importante d&#8217;amis et d&#8217;admirateurs politiquement avis\u00e9s, tels que son ancien professeur, le Dr George William Ross, Banting a rapidement acquis la r\u00e9putation d&#8217;\u00eatre l&#8217;homme cl\u00e9 de l&#8217;histoire de l&#8217;insuline, un g\u00e9nie canadien brutal qui avait men\u00e9 son id\u00e9e \u00e0 un merveilleux succ\u00e8s dans les conditions les plus difficiles, avec un peu d&#8217;aide de la part de Best. Une campagne organis\u00e9e en l&#8217;honneur de Banting a conduit le gouvernement de l&#8217;Ontario \u00e0 le nommer en 1923 titulaire de la chaire Banting et Best de recherche m\u00e9dicale \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, la premi\u00e8re chaire purement consacr\u00e9e \u00e0 la recherche dans une universit\u00e9 canadienne. Le Parlement lui a accord\u00e9 une rente \u00ab suffisante pour permettre au Dr Banting de consacrer sa vie \u00e0 la recherche m\u00e9dicale \u00bb. \u00c0 l&#8217;automne 1923, il a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 que Banting et J. J. R. Macleod partageraient le prix Nobel de physiologie ou de m\u00e9decine de cette ann\u00e9e-l\u00e0 pour la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline. Il s&#8217;agit de la r\u00e9compense la plus rapide de l&#8217;histoire des prix Nobel pour une d\u00e9couverte ; Banting, \u00e2g\u00e9 de 31 ans, est le plus jeune laur\u00e9at et le premier Canadien. Jusqu&#8217;\u00e0 la fin de sa vie, il figurera en t\u00eate des listes d&#8217;\u00e9minents Canadiens et sera couvert de dipl\u00f4mes honorifiques, de prix et de bourses.      <\/p>\n\n<p>Il est rest\u00e9 aigri pour presque tout ce qui concerne le r\u00f4le de Macleod dans la recherche, a bri\u00e8vement envisag\u00e9 de rejeter le Nobel, puis a d\u00e9clar\u00e9 qu&#8217;il partagerait l&#8217;argent de son prix avec Best. Macleod r\u00e9pond qu&#8217;il partagera le sien avec Collip. Pendant de nombreuses ann\u00e9es, on s&#8217;est demand\u00e9 ce qui s&#8217;\u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 Toronto pour provoquer une situation aussi \u00e9trange et controvers\u00e9e &#8211; deux laur\u00e9ats et quatre personnes partageant l&#8217;argent \u00e0 parts \u00e9gales. Lors du banquet de c\u00e9l\u00e9bration de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, le 26 novembre, le Dr Llewellys Franklin Barker r\u00e9suma avec tact la controverse en d\u00e9clarant : &#8220;Il y a dans l&#8217;insuline assez de gloire pour tous.&#8221;<\/p>\n\n<p>Les deux laur\u00e9ats du prix Nobel ont suivi des voies diff\u00e9rentes \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 et on dit qu&#8217;ils ne se parlaient plus. En 1928, Macleod retourne dans son \u00c9cosse natale et Best, qui a quitt\u00e9 Toronto pour terminer ses \u00e9tudes en Grande-Bretagne, est nomm\u00e9 \u00e0 la chaire de physiologie de Macleod l&#8217;ann\u00e9e suivante. Banting avait repris ses recherches dans des installations s\u00e9par\u00e9es du d\u00e9partement. Un public et des m\u00e9dias en adoration se demandaient quelles maladies le g\u00e9nie canadien allait conqu\u00e9rir. Pour l&#8217;aider, ses admirateurs r\u00e9unissent en 1925 500 000 dollars pour doter le premier fonds de recherche m\u00e9dicale du Canada, la Banting Research Foundation, r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9e. Au d\u00e9but, Banting travaille principalement dans la solitude, aid\u00e9 par Sadie Gairns, qui a fait une ma\u00eetrise avec Macleod. Son aura et les fonds qu&#8217;il peut obtenir attirent peu \u00e0 peu d&#8217;autres chercheurs, sa chaire devient le Banting and Best Department of Medical Research et, dans les ann\u00e9es 1930, elle est devenue l&#8217;un des plus grands \u00e9tablissements de recherche universitaire d&#8217;Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n\n<p>Banting se consid\u00e9rait comme un homme anim\u00e9 par des id\u00e9es, et non comme un clinicien ou un sp\u00e9cialiste du diab\u00e8te. Il souhaitait profond\u00e9ment faire d&#8217;autres d\u00e9couvertes par lui-m\u00eame pour montrer que les doutes concernant sa comp\u00e9tence dans le travail sur l&#8217;insuline \u00e9taient erron\u00e9s. Il \u00e9tait malheureusement vrai que sa formation avait \u00e9t\u00e9 inad\u00e9quate et que ses id\u00e9es et techniques de recherche ult\u00e9rieures \u00e9taient grossi\u00e8res, simplistes et improductives. La recherche d&#8217;une antitoxine universelle, initialement pr\u00e9sent\u00e9e comme meilleure que l&#8217;insuline, \u00e0 partir des s\u00e9cr\u00e9tions de la corticosurr\u00e9nale a \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec cuisant. Banting se lance alors dans la recherche sur le cancer, consacrant des ann\u00e9es d&#8217;exp\u00e9rimentation infructueuse au probl\u00e8me du sarcome de Rous chez les poulets. Son obsession pour les id\u00e9es susceptibles de lui permettre d&#8217;attraper un autre anneau de cuivre, un peu sur le mod\u00e8le des inventeurs bricoleurs, l&#8217;a conduit \u00e0 se pencher sur les selles des nourrissons, la gel\u00e9e royale, la physiologie de la noyade et d&#8217;autres initiatives improductives.<\/p>\n\n<p>Plusieurs des travailleurs qui entourent Banting sont mieux form\u00e9s et commencent \u00e0 apporter des contributions significatives. Dans les ann\u00e9es 1930, son service, administr\u00e9 par Gairns et install\u00e9 dans un b\u00e2timent plus grand appel\u00e9 \u00e0 tort l&#8217;Institut Banting, a \u00e9t\u00e9 un pionnier majeur dans le d\u00e9veloppement d&#8217;une approche pr\u00e9ventive de pointe de la silicose. La position effac\u00e9e de Banting en mati\u00e8re de recherche &#8211; il reconna\u00eet et accepte progressivement ses limites &#8211; le rend populaire aupr\u00e8s de ses jeunes associ\u00e9s. En tant que grand d\u00e9couvreur de l&#8217;insuline, il se glisse naturellement, bien qu&#8217;un peu maladroitement, dans un r\u00f4le plus large de porte-parole national de la recherche m\u00e9dicale. En 1937, on lui demande de se joindre au Conseil national de recherches, pr\u00e9sid\u00e9 par l&#8217;ancien chef d&#8217;\u00e9tat-major de l&#8217;arm\u00e9e Andrew George Latta McNaughton*, et l&#8217;ann\u00e9e suivante, il prend la t\u00eate de son nouveau Comit\u00e9 associ\u00e9 sur la recherche m\u00e9dicale, le premier organisme charg\u00e9 de la responsabilit\u00e9 nationale de la coordination des travaux au Canada.<\/p>\n\n<p>Les tribulations de Banting en tant que chercheur s&#8217;accompagnent d&#8217;une vie personnelle moins heureuse. Dans la tourmente des ann\u00e9es d&#8217;insuline, une relation avec son amie d&#8217;enfance d&#8217;Alliston s&#8217;\u00e9tait effondr\u00e9e. Le mariage en 1924 du c\u00e9libataire le plus s\u00e9duisant du Canada avec la fille d&#8217;un m\u00e9decin, Marion Robertson, s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 un emprisonnement commun inconsid\u00e9r\u00e9 dans les solitudes, la solitude et un profond malheur. Elle se termine officiellement en 1932 par un divorce sensationnel, avec des accusations et des contre-accusations d&#8217;adult\u00e8re et d&#8217;abus. Accus\u00e9 publiquement par son beau-p\u00e8re de battre sa femme, Banting riposte en mena\u00e7ant en priv\u00e9 de nier la paternit\u00e9 de leur fils. Pendant ces ann\u00e9es, il se r\u00e9fugie dans la peinture et se lie d&#8217;amiti\u00e9 avec Alexander Young Jackson* et plusieurs autres membres du Groupe des Sept, dont il assimile avec comp\u00e9tence les techniques, par l&#8217;interm\u00e9diaire du Club des Arts et des Lettres de Toronto. Il fait plusieurs voyages de croquis avec Jackson, y compris une longue visite dans l&#8217;Arctique en 1927. Dans les sujets de son art, dans son attitude \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des femmes et dans ses r\u00e9flexions sur le stress de sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, Banting exprime souvent sa nostalgie pour la vie et les m\u0153urs plus simples du Canada rural.<\/p>\n\n<p>En 1934, il fait partie du dernier groupe de Canadiens \u00e0 avoir re\u00e7u des titres du monarque. Il esp\u00e9rait que son titre de chevalier le disculperait de sa r\u00e9putation ternie de divorc\u00e9, mais trouvait ridicule que les gens s&#8217;adressent \u00e0 lui en l&#8217;appelant &#8220;Monsieur&#8221;. Ses amis l&#8217;appr\u00e9ciaient comme un membre de la bande, un conteur aimable, surtout tard dans la nuit, alors qu&#8217;il tuait une bouteille de rye dans une pi\u00e8ce enfum\u00e9e. On a souvent fait remarquer, parfois par Banting lui-m\u00eame, qu&#8217;il aurait \u00e9t\u00e9 plus heureux en m\u00e9decine en tant que m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste dans une petite ville. Esp\u00e9rant toujours trouver le bonheur dans le mariage et avoir une ribambelle d&#8217;enfants, il \u00e9pouse en 1939 Henrietta Ball, qui travaillait comme technicienne dans son service.<\/p>\n\n<p>Il avait beaucoup voyag\u00e9 et tenait souvent un journal, consignant des opinions tranch\u00e9es sur l&#8217;\u00e9tat du monde, les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et les \u00e9nigmes de la vie au Canada. En 1935, il assiste \u00e0 un congr\u00e8s de physiologie en Union sovi\u00e9tique, fait une grande tourn\u00e9e et rentre chez lui avec l&#8217;enthousiasme d&#8217;un compagnon de voyage typique qui pense avoir vu l&#8217;avenir, du moins en ce qui concerne la reconnaissance de la science par le socialisme. Alors que le monde s&#8217;achemine vers une nouvelle guerre, Banting tente d&#8217;alerter le gouvernement britannique sur la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des initiatives s\u00e9rieuses pour se pr\u00e9parer \u00e0 une guerre bact\u00e9rienne et chimique contre Adolf Hitler. En 1939, il oriente les recherches de son d\u00e9partement vers les probl\u00e8mes de m\u00e9decine a\u00e9ronautique, tout en se r\u00e9engageant dans l&#8217;arm\u00e9e canadienne.<\/p>\n\n<p>Banting a pass\u00e9 plusieurs mois en Grande-Bretagne pendant l&#8217;hiver 1939-1940 pour essayer d&#8217;\u00e9valuer les besoins en mati\u00e8re de recherche. Chez lui, il se lance dans le travail de guerre \u00e0 tous les niveaux, des avanc\u00e9es utiles en m\u00e9decine a\u00e9ronautique aux \u00e9tudes excentriques sur la guerre bact\u00e9rienne, en passant par l&#8217;automutilation au gaz moutarde pour tester un antidote. Alors que la bataille d&#8217;Angleterre se d\u00e9veloppe, il souhaite ardemment pouvoir reprendre le simple r\u00f4le de m\u00e9decin militaire au sein de son ancien bataillon, ou au moins retourner en Angleterre en cette p\u00e9riode de crise. Sa relation avec Charles Best, qui s&#8217;\u00e9tait forg\u00e9 une carri\u00e8re parall\u00e8le \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto et dans les cercles de recherche m\u00e9dicale, \u00e9tait devenue froide et irritable (ce qui contrastait fortement avec l&#8217;amiti\u00e9 que Banting avait d\u00e9velopp\u00e9e avec J. B. Collip). Lorsque Best dit qu&#8217;il ne peut pas se rendre en Grande-Bretagne pour la prochaine mission de liaison de recherche, Banting d\u00e9cide d&#8217;y aller \u00e0 sa place. Pour r\u00e9duire la dur\u00e9e du voyage, il accepte une offre occasionnelle de monter \u00e0 bord d&#8217;un bombardier qui traverse l&#8217;Atlantique Nord en ferry.<\/p>\n\n<p>Il a quitt\u00e9 Gander, Terre-Neuve, \u00e0 bord d&#8217;un Hudson bimoteur avec un \u00e9quipage de trois personnes dans la nuit du 20 f\u00e9vrier 1941. Peu apr\u00e8s le d\u00e9collage, le pilote a signal\u00e9 qu&#8217;un moteur \u00e9tait tomb\u00e9 en panne et qu&#8217;il faisait demi-tour. Lorsque le second moteur est tomb\u00e9 en panne, l&#8217;avion s&#8217;est \u00e9cras\u00e9 au bord d&#8217;un \u00e9tang pr\u00e8s de Musgrave Harbour, sur la c\u00f4te est de Terre-Neuve. Deux membres de l&#8217;\u00e9quipage ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s sur le coup. Le pilote a surv\u00e9cu. Banting est mortellement bless\u00e9 et meurt avant l&#8217;arriv\u00e9e des secours.<\/p>\n\n<p>Le corps du major Sir Frederick Banting a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 \u00e0 Toronto, o\u00f9 il a eu droit \u00e0 des fun\u00e9railles de h\u00e9ros et de guerrier. Il n&#8217;y a rien de vrai dans les histoires de propagande selon lesquelles il \u00e9tait en mission secr\u00e8te de la plus haute importance en Grande-Bretagne, ni dans les rumeurs persistantes selon lesquelles son avion aurait \u00e9t\u00e9 sabot\u00e9 d&#8217;une mani\u00e8re ou d&#8217;une autre par des agents nazis. Il a laiss\u00e9 un modeste patrimoine \u00e0 sa veuve et au fils de son premier mariage.<\/p>\n\n<p>Au fil des ans, la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de Banting ne s&#8217;est pas d\u00e9mentie, le mythe persistant que l&#8217;insuline avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte gr\u00e2ce au g\u00e9nie de Banting et Best, travaillant sans aide significative. Il avait \u00e9t\u00e9 le m\u00e9decin curieux et chanceux qui avait ouvert le bal, l&#8217;avait poursuivi en mobilisant l&#8217;aide d&#8217;experts dans un excellent \u00e9tablissement, puis avait pass\u00e9 le reste de sa vie \u00e0 faire face aux cons\u00e9quences de la r\u00e9alisation du r\u00eave le plus cher d&#8217;un scientifique &#8211; sauver des vies, gagner le prix Nobel, devenir un immortel.<\/p>\n\n<p>The Sir Frederick Grant Banting papers (ms coll. 76) in the Thomas Fisher Rare Book Library, Univ. of Toronto, are the major manuscript source covering all aspects of Banting&#8217;s life. They are particularly rich in documentation about the discovery of insulin, including all of his and Best&#8217;s laboratory notebooks, patient records, and other research materials, as well as scrapbooks and Banting&#8217;s two personal accounts of the discovery, only one of which has been published. They also contain his diaries and other unpublished writings, among which are his extensive war diaries. Sir Frederick Banting&#8217;s papers relating to his work at the National Research Council Can. in Ottawa are held in its archives and library.    <\/p>\n\n<p>La biblioth\u00e8que Fisher poss\u00e8de d&#8217;autres collections importantes li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline, notamment les documents de Charles Herbert Best (coll. ms. 241) et de James Bertram Collip (coll. ms. 269), ainsi que les documents rassembl\u00e9s par William R. Feasby (coll. ms. 235) et par cet auteur, Michael Bliss (coll. ms. 232). L&#8217;impact de la d\u00e9couverte sur la vie d&#8217;un patient est d\u00e9montr\u00e9 dans les documents d&#8217;Elizabeth Hughes (coll. ms. 334). L&#8217;ajout le plus r\u00e9cent (2012) aux collections Fisher sur l&#8217;insuline est le fonds George William Ross, compos\u00e9 d&#8217;entretiens et de manuscrits g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par un ami proche de Banting qui a men\u00e9 la campagne pour qu&#8217;il soit honor\u00e9 et a tent\u00e9 d&#8217;\u00eatre son premier biographe. Les services d&#8217;archivage et de gestion des documents de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto poss\u00e8dent \u00e9galement des collections pertinentes, y compris les documents du comit\u00e9 sur l&#8217;insuline du conseil d&#8217;administration de l&#8217;universit\u00e9 (A1980-0027, A1981-0004, A1981-0005, A1981-0015, A1981-0019, A1982-0001). Le mat\u00e9riel de Toronto est d\u00e9crit et \u00e9chantillonn\u00e9 sur le site web \u00ab The discovery and early development of insulin \u00bb : <a href=\"https:\/\/collections.library.utoronto.ca\/repository\/insulin\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">link.library.utoronto.ca\/insulin<\/a> (consult\u00e9 le 8 oct. 2014).     <\/p>\n\n<p>Ces sources et d&#8217;autres constituent la base de l&#8217;histoire standard publi\u00e9e par Michael Bliss, <em>The Discovery of Insulin<\/em> (Toronto, 1982 ; 25e anniversaire, 2007), qui contient de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques. <em>La vulgarisation Breakthrough : Banting, Best and the Race to Save Millions of Diabetics<\/em> (Toronto, 2010), par Thea Cooper et Arthur Ainsberg, est fortement romanc\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Les premi\u00e8res biographies publi\u00e9es sur Banting sont Banting&#8217;s Miracle : The Story of the Discoverer of Insulin (Toronto et Vancouver, 1946) de Seale Harris et Sir Frederick Banting (Toronto, 1946) de Lloyd Stevenson. Elles ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par Michael Bliss, Banting : a biography (Toronto, 1984 ; 2e \u00e9d., 1992), qui reste l&#8217;ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence et contient une bibliographie des \u00e9crits de Banting. Il peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par les r\u00e9cits de Banting, Best et Collip sur la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline, intro. Michael Bliss, Bull. de l&#8217;Hist. of Medicine (Baltimore, Md), 56 (1982) : 554-68 ; J. J. R. Macleod, &#8220;History of the researches leading to the discovery of insulin&#8221;, intro. L. G. Stevenson, Bull. de l&#8217;Hist. of Medicine, 52 (1978) : 295-312 ; et Michael Bliss, &#8220;Rewriting medical history : Charles Best and the Banting and Best myth&#8221;, Journal of the Hist. of Medicine and Allied Sciences (New Haven, Conn.), 48 (1993) : 253-74.<\/p>\n\n<p>Les \u00e9tudes savantes sur Banting en tant que h\u00e9ros canadien sont celles de K. F. Quinn, \u00ab Banting and his biographers : maker of miracles, maker of myth \u00bb, <strong>Queen&#8217;s Quarterly<\/strong> (Kingston, Ont.), 89 (1982) : 243-59, et Mary Vipond, &#8220;A Canadian hero of the 1920s : Frederick G. Banting&#8221;. <strong>Canadian Hist. Rev. <\/strong> (Toronto), 63 (1982) : 461-86. Le r\u00f4le de Banting dans l&#8217;histoire de la guerre chimique et bact\u00e9rienne au Canada est d\u00e9taill\u00e9 dans John Bryden, <strong>Deadly Allies<\/strong> : Canada&#8217;s Secret War, <strong>1937-1947<\/strong> (Toronto, 1989). <\/p>\n\n<p>Arch. de l&#8217;Ontario (Toronto), RG 80-5-0-1428, no 2088. <\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/biblio\/17\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Bibliographie g\u00e9n\u00e9rale<\/a><\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/notices.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00a9 2018-2021 University of Toronto\/Universit\u00e9 Laval<\/a><\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">Charles Best<\/h2>\n\n<p><strong>CC CH CBE FRS FRSC FRCP (27 f\u00e9vrier 1899 &#8211; 31 mars 1978)<\/strong><\/p>\n\n<p>Charles Best est n\u00e9 le 27 f\u00e9vrier 1899, deuxi\u00e8me des deux enfants de Herbert et Lulu (Fisher) Best, fr\u00e8re cadet de Hilda. Ses parents \u00e9taient canadiens mais vivaient \u00e0 West Pembroke, dans le Maine, o\u00f9 Herbert \u00e9tait m\u00e9decin de campagne. Charley l&#8217;aidait souvent \u00e0 faire des visites \u00e0 domicile, en s&#8217;occupant du cheval et de la voiture lorsqu&#8217;ils voyageaient des deux c\u00f4t\u00e9s de la fronti\u00e8re entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.<\/p>\n\n<p>Charley est venu \u00e0 Toronto en 1915 pour poursuivre ses \u00e9tudes au Harbord Collegiate Institute. Bien qu&#8217;ils ne se connaissent pas \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, sa future femme, Margaret Mahon, est \u00e9galement \u00e9tudiante \u00e0 Harbord. En 1916, Charley commence ses \u00e9tudes \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto. C&#8217;est son p\u00e8re et sa tante Anna, une infirmi\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9e du diab\u00e8te, qui l&#8217;ont incit\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier la m\u00e9decine.<\/p>\n\n<p>\u00c0 l&#8217;\u00e2ge de 17 ans, pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Charley s&#8217;est enr\u00f4l\u00e9 dans la 70e batterie de l&#8217;artillerie \u00e0 cheval et a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 au camp Petawawa, sur la rivi\u00e8re des Outaouais. En octobre 1918, il a \u00e9t\u00e9 post\u00e9 au nord du Pays de Galles pour s&#8217;entra\u00eener ; la guerre s&#8217;est termin\u00e9e le mois suivant, avant qu&#8217;il ne soit envoy\u00e9 en France. De retour au Canada, Charley poursuit ses \u00e9tudes en physiologie et biochimie \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto.<\/p>\n\n<p>En 1921, le Dr Frederick Banting, un jeune m\u00e9decin de London, en Ontario, a obtenu un espace de laboratoire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto pour poursuivre ses id\u00e9es concernant le traitement du diab\u00e8te. Il a besoin d&#8217;un assistant pour effectuer les proc\u00e9dures de chimie. Le professeur J.J.R. Macleod, chef du d\u00e9partement de physiologie, s&#8217;est arrang\u00e9 pour que Charley Best, l&#8217;un de ses meilleurs \u00e9tudiants, travaille avec Banting. Le 17 mai, le lendemain du jour o\u00f9 Charley a obtenu son dipl\u00f4me, Banting et Best ont commenc\u00e9 ce qui allait devenir une extraordinaire relation de recherche et de travail qui a conduit \u00e0 la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline.<\/p>\n\n<p>Ni Banting ni Best n&#8217;ont re\u00e7u d&#8217;allocation, alors pour subvenir \u00e0 leurs besoins, Charley a vendu la montre de poche en or de son grand-p\u00e8re et Banting a vendu sa voiture. Il y a eu de nombreuses nuits blanches, des essais approfondis avec des chiens et des tests avec des extraits. Au cours de l&#8217;\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;automne, ils obtiennent de bons r\u00e9sultats prometteurs. Ils ont r\u00e9ussi \u00e0 isoler et \u00e0 extraire une s\u00e9cr\u00e9tion interne du pancr\u00e9as, qui s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e efficace pour diminuer le taux de sucre dans le sang des chiens diab\u00e9tiques. Henry Mahon, le futur beau-fr\u00e8re de Charley, \u00e9tait sur place avec son appareil photo pour immortaliser le moment o\u00f9 les deux hommes et un chien d&#8217;essai ont pos\u00e9 sur le toit de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto.<\/p>\n\n<p>En janvier 1922, Charley et Fred ont test\u00e9 leur s\u00e9rum sur eux-m\u00eames avant de le donner au jeune Leonard Thomson, qui est devenu le premier patient diab\u00e9tique \u00e0 recevoir de l&#8217;insuline. La sant\u00e9 physique de Leonard s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e presque imm\u00e9diatement. En 1923, Banting et Macleod re\u00e7oivent le prix Nobel de m\u00e9decine. Par la suite, Banting a envoy\u00e9 un t\u00e9l\u00e9gramme \u00e0 Harvard, o\u00f9 Best donnait une conf\u00e9rence sur sa d\u00e9couverte. Le t\u00e9l\u00e9gramme se lit comme suit : &#8220;Je c\u00e8de \u00e0 Best une part \u00e9gale de la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline. Bless\u00e9 que les administrateurs du prix Nobel ne l&#8217;aient pas reconnu de la sorte. Je partagerai avec lui. Veuillez lire ce t\u00e9l\u00e9gramme lors de tout d\u00eener ou r\u00e9union. Banting&#8221;. Des ann\u00e9es plus tard, le comit\u00e9 Nobel a reconnu que Best aurait d\u00fb \u00eatre officiellement reconnu. Banting a partag\u00e9 l&#8217;argent du prix Nobel avec Best, qui l&#8217;a utilis\u00e9 pour acheter une maison avec sa nouvelle \u00e9pouse, Margaret.      <\/p>\n\n<p>\u00c0 la suite de cette d\u00e9couverte, Best a dirig\u00e9 la production d&#8217;insuline aux laboratoires Connaught de Toronto, veillant \u00e0 ce qu&#8217;elle devienne largement disponible pour le traitement du diab\u00e8te. Pour assurer le contr\u00f4le de la qualit\u00e9 de la production et de la vente de l&#8217;insuline, un brevet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 aux noms de Banting, Best et James Collip. Le brevet est vendu pour 1 dollar \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, qui en conc\u00e8de \u00e0 son tour la production. Best a toujours dit en plaisantant qu&#8217;ils n&#8217;avaient jamais re\u00e7u les 1,00 $. Il poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, puis \u00e0 celle de Londres (Angleterre), sous la direction de Sir Henry Dale.<\/p>\n\n<p>En 1928, il devient chef du d\u00e9partement d&#8217;hygi\u00e8ne physiologique (sant\u00e9 publique) \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, et en 1929, il devient chef du d\u00e9partement de physiologie \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 30 ans, poste qu&#8217;il occupera pendant 35 ans.<\/p>\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1930, Charley et Margaret ont eu deux fils, Sandy et Henry.<\/p>\n\n<p>Toute la vie de Charles Best a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 la recherche m\u00e9dicale, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 plusieurs avanc\u00e9es significatives en mati\u00e8re de recherche qui l&#8217;ont plac\u00e9 en premi\u00e8re ligne des r\u00e9alisations scientifiques, par exemple : la d\u00e9couverte de l&#8217;enzyme histaminase en 1929, la d\u00e9couverte du r\u00f4le de la vitamine B choline en 1932, et la purification de l&#8217;h\u00e9parine en 1935. Pour ses travaux sur l&#8217;h\u00e9parine et la choline, il a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 pour le prix Nobel en 1950.<\/p>\n\n<p>Il a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 lancer et \u00e0 d\u00e9velopper le projet de s\u00e9rum de sang s\u00e9ch\u00e9 en 1939, et les collectes de sang de la Croix-Rouge qui en ont d\u00e9coul\u00e9. En tant que chirurgien lieutenant-commandant dans la marine royale canadienne, il a fait des recherches sur la vision nocturne et le mal de mer.<\/p>\n\n<p>Fred Banting, est malheureusement et tragiquement d\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans un accident d&#8217;avion \u00e0 Terre-Neuve, alors qu&#8217;il se rendait en Angleterre en 1941. Best devient alors directeur du d\u00e9partement de recherche m\u00e9dicale Banting et Best \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, fonction qu&#8217;il occupe jusqu&#8217;\u00e0 sa retraite en 1967.<\/p>\n\n<p>Tout au long de sa vie, il est devenu le mentor de centaines d&#8217;\u00e9tudiants pass\u00e9s par l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Au cours de deux tourn\u00e9es mondiales et de nombreux cours et conf\u00e9rences, Margaret et lui ont rencontr\u00e9 de nombreux universitaires et scientifiques remarquables qu&#8217;ils appelaient leurs amis.<\/p>\n\n<p>En reconnaissance de son travail, il a re\u00e7u de nombreux dipl\u00f4mes honorifiques et a occup\u00e9 plusieurs postes de consultant m\u00e9dical, notamment aupr\u00e8s de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 des Nations Unies. En 1971, la reine \u00c9lisabeth II lui a remis la m\u00e9daille de compagnon d&#8217;honneur. Il a eu une audience priv\u00e9e avec la reine et a d\u00e9clar\u00e9 qu&#8217;elle connaissait tr\u00e8s bien la m\u00e9decine.<\/p>\n\n<p>Loin de la recherche m\u00e9dicale, il s&#8217;adonne \u00e0 la peinture et est influenc\u00e9 par le Groupe des Sept et Emily Carr. Il a peint des paysages du Qu\u00e9bec, de l&#8217;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard, de la Nouvelle-\u00c9cosse, du Nouveau-Brunswick et du Maine. Il aimait aussi le sport et faisait partie de l&#8217;\u00e9quipe de baseball de Georgetown avec son ami Clark Noble. Le golf \u00e9tait un des passe-temps pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Charley, surtout pour l&#8217;aspect social.<\/p>\n\n<p>Lorsqu&#8217;un jeune \u00e9tudiant lui a demand\u00e9 quelles \u00e9taient certaines de ses choses pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es, il a r\u00e9pondu : &#8220;la tarte aux pommes et passer du temps avec mes petits-enfants&#8221;.<\/p>\n\n<p>Vers la fin de sa vie, il se met au piano et prend des le\u00e7ons r\u00e9guli\u00e8res avec sa belle-fille, Eileen.<\/p>\n\n<p>En apprenant la mort soudaine de son fils Sandy sur le site nouvelles, il s&#8217;effondre et meurt une semaine plus tard, le 31 mars 1978.<\/p>\n\n<p>La d\u00e9couverte de l&#8217;insuline a chang\u00e9 la vie de Banting et de Best, ainsi que celle de toutes les personnes concern\u00e9es, y compris les millions de diab\u00e9tiques qui ont vu leur vie transform\u00e9e.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">John Macleod<\/h2>\n\n<p>John James Rickard MacLeod, a physiologist, university teacher, author, and Nobel laureate; born September 6, 1876, in Clunie, parish of Caputh, Perthshire, Scotland, eldest child of the Reverend Robert Macleod and Jane Guthrie McWalter; m. 22 July 1903 Mary Watson McWalter, a second cousin, in Paisley, Scotland; they had no children; d. 16 March 1935 in Bieldside (Aberdeen), Scotland.  <\/p>\n\n<p>Fils de la manse, J. J. R. Macleod a choisi la science comme profession et l&#8217;Am\u00e9rique du Nord comme terre d&#8217;accueil. Il a fait ses \u00e9tudes \u00e0 l&#8217;Aberdeen Grammar School et en m\u00e9decine au Marischal College de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Aberdeen. Apr\u00e8s des \u00e9tudes sup\u00e9rieures \u00e0 Leipzig et \u00e0 Cambridge et un bref passage au London Hospital Medical College, il \u00e9migre en 1903 pour devenir professeur de physiologie \u00e0 la Western Reserve University de Cleveland, dans l&#8217;Ohio. Au cours des 15 ann\u00e9es suivantes, il se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un chercheur prolifique, un professeur \u00e9rudit et un \u00e9crivain scientifique accompli, tant au niveau avanc\u00e9 qu&#8217;au niveau de l&#8217;introduction. Ses recherches se sont concentr\u00e9es sur le m\u00e9tabolisme, et plus particuli\u00e8rement sur l&#8217;utilisation des glucides par l&#8217;organisme. Ses premiers ouvrages comprennent Diabetes : Its Pathological Physiology (Londres, 1913) et ce qui est devenu un manuel standard, Physiology and Biochemistry in Modern Medicine (St Louis, Mo., 1918).<\/p>\n\n<p>En partie par d\u00e9sir de retourner en terre britannique, comme le Canada \u00e9tait alors per\u00e7u, Macleod accepte l&#8217;offre de la chaire de physiologie \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto en 1918. Il s&#8217;agit d&#8217;une nomination prestigieuse au sein d&#8217;une grande institution qui s&#8217;est engag\u00e9e \u00e0 d\u00e9velopper sa capacit\u00e9 de recherche avanc\u00e9e. Il semble avoir \u00e9t\u00e9 un professeur et un administrateur populaire et tr\u00e8s comp\u00e9tent au cours d&#8217;une p\u00e9riode o\u00f9 la facult\u00e9 de m\u00e9decine et son d\u00e9partement connaissaient une croissance et une modernisation consid\u00e9rables, piment\u00e9es par des questions controvers\u00e9es allant des conditions de nomination au traitement des animaux de laboratoire. Il disposait d&#8217;installations de recherche et d&#8217;un soutien exceptionnels et \u00e9tait suffisamment satisfait de son poste pour refuser une demande de candidature \u00e0 la chaire de physiologie tr\u00e8s estim\u00e9e de l&#8217;h\u00f4pital et de l&#8217;\u00e9cole de m\u00e9decine Johns Hopkins.<\/p>\n\n<p>Le 8 novembre 1920, Frederick Grant Banting*, dipl\u00f4m\u00e9 en m\u00e9decine de l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, demande \u00e0 Macleod s&#8217;il peut mettre des installations \u00e0 la disposition de Banting pour tester une id\u00e9e qu&#8217;il a d\u00e9velopp\u00e9e pour essayer d&#8217;isoler la s\u00e9cr\u00e9tion interne du pancr\u00e9as recherch\u00e9e depuis longtemps, une substance qui, si elle existe, semble \u00eatre n\u00e9cessaire pour un m\u00e9tabolisme normal, en particulier pour \u00e9viter le diab\u00e8te sucr\u00e9. Macleod dit au jeune m\u00e9decin, qui en sait peu sur la recherche et encore moins sur le diab\u00e8te, qu&#8217;il obtiendra probablement des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs avec cette id\u00e9e, mais il convient que m\u00eame ceux-ci feront que cela vaudra la peine d&#8217;essayer. Si le travail n&#8217;accomplissait rien d&#8217;autre, Macleod savait qu&#8217;il avait un mandat de l&#8217;universit\u00e9 pour d\u00e9velopper sa capacit\u00e9 de recherche. Lorsque Banting revient \u00e0 Toronto en mai 1921, Macleod lui attribue un espace de laboratoire, une r\u00e9serve de chiens \u00e0 utiliser pour ses exp\u00e9riences et les services de ses \u00e9tudiants assistants pendant l&#8217;\u00e9t\u00e9. Il enseigne \u00e0 Banting les proc\u00e9dures chirurgicales et le plan de recherche avant de partir pour l&#8217;\u00c9cosse \u00e0 la mi-juin.<\/p>\n\n<p>Lorsque Banting et son assistant, Charles Herbert Best*, rapportent des r\u00e9sultats positifs \u00e0 Macleod plus tard au cours de l&#8217;\u00e9t\u00e9 et \u00e0 son retour \u00e0 Toronto en septembre, il leur conseille de r\u00e9p\u00e9ter et d&#8217;affiner leurs exp\u00e9riences afin de constituer un dossier convaincant sur la localisation de l&#8217;insaisissable s\u00e9cr\u00e9tion. En tant que directeur du laboratoire, il rejette les demandes de Banting qui souhaite que son projet soit prioritaire, mais il s&#8217;int\u00e9resse de plus en plus \u00e0 ce qui semble \u00eatre une s\u00e9rie de r\u00e9sultats favorables. En d\u00e9cembre, il acc\u00e8de \u00e0 la demande de Banting d&#8217;ajouter \u00e0 l&#8217;\u00e9quipe un biochimiste exp\u00e9riment\u00e9, James Bertram Collip*, et il parraine un rapport sur les exp\u00e9riences de Banting et Best \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de physiologie le 30 d\u00e9cembre. En tant que directeur officiel du projet de recherche, Macleod organise les essais cliniques sur des sujets humains qui d\u00e9butent en janvier 1922 et connaissent un succ\u00e8s spectaculaire apr\u00e8s que Collip a r\u00e9ussi \u00e0 purifier les extraits de Banting et Best (d&#8217;abord de chien, puis de pancr\u00e9as de b\u0153uf et de porc), qui avaient souvent, mais pas toujours, donn\u00e9 de bons r\u00e9sultats sur les chiens. Une aventure scientifique passionnante qui \u00e9volue rapidement se transforme soudain en antagonismes personnels lorsque Banting commence \u00e0 accuser Macleod et Collip de s&#8217;approprier le m\u00e9rite de sa d\u00e9couverte. Alors qu&#8217;il dirige l&#8217;enqu\u00eate vers une publication triomphale plus tard au printemps, Macleod doit arbitrer les conflits violents entre Banting et Collip, tout en se d\u00e9fendant contre les accusations de comportement contraire \u00e0 l&#8217;\u00e9thique port\u00e9es par Banting.<\/p>\n\n<p>En 1922-23, Macleod organise des recherches continues sur les caract\u00e9ristiques de la substance qu&#8217;il propose d&#8217;appeler insuline (d&#8217;apr\u00e8s les cellules des \u00eelots du pancr\u00e9as o\u00f9 le groupe suppose qu&#8217;elle est produite ; il se rend compte par la suite que des chercheurs ant\u00e9rieurs avaient propos\u00e9 un nom similaire pour la s\u00e9cr\u00e9tion hypoth\u00e9tique), emballe et pr\u00e9sente la d\u00e9couverte au monde scientifique, et n\u00e9gocie un parcours d\u00e9licat \u00e0 travers les premiers probl\u00e8mes de production et les essais cliniques. Il maintient son \u00e9quilibre \u00e0 travers une s\u00e9rie d&#8217;autres malentendus avec Banting. Alors que Banting et ses amis ont r\u00e9ussi \u00e0 convaincre les autorit\u00e9s canadiennes qu&#8217;il n&#8217;y avait qu&#8217;un seul d\u00e9couvreur principal de l&#8217;insuline (avec un peu d&#8217;aide de Best), d&#8217;autres scientifiques et le comit\u00e9 Nobel de physiologie ou de m\u00e9decine en Su\u00e8de ont conclu que Banting n&#8217;aurait pas pu parvenir \u00e0 l&#8217;insuline sans les conseils de Macleod et ont recommand\u00e9 que le prix de 1923 soit d\u00e9cern\u00e9 conjointement \u00e0 Banting et \u00e0 Macleod. Banting a partag\u00e9 son prix en parts \u00e9gales avec Best ; Macleod a partag\u00e9 le sien avec Collip.<\/p>\n\n<p>Macleod continue de superviser d&#8217;importantes recherches en cours sur la physiologie de l&#8217;insuline \u00e0 Toronto, mais trouve l&#8217;atmosph\u00e8re empoisonn\u00e9e par la ranc\u0153ur persistante de Banting. Peut-\u00eatre aussi d\u00e9sireux de retourner dans son pays natal, il quitte le Canada en 1928 pour devenir professeur de physiologie \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 d&#8217;Aberdeen. Pleinement honor\u00e9 en \u00c9cosse, Macleod apporte d&#8217;autres contributions utiles \u00e0 la recherche ; son retour \u00e0 un int\u00e9r\u00eat ant\u00e9rieur pour la possibilit\u00e9 d&#8217;une neurogen\u00e8se du diab\u00e8te conduit certains de ses \u00e9tudiants, comme Hans Kosterlitz, \u00e0 devenir des pionniers dans le travail sur les endorphines bien des ann\u00e9es plus tard. En semi-retraite, Macleod \u00e9tait un homme doux et tranquille, amateur de musique et d&#8217;art, en particulier de peinture canadienne (\u00e0 Toronto, il avait \u00e9t\u00e9 bri\u00e8vement membre du Arts and Letters Club de la ville). Il meurt des suites de l&#8217;arthrite en 1935.<\/p>\n\n<p>La persistance, dans les milieux populaires et m\u00eame dans certains milieux scientifiques, de l&#8217;id\u00e9e que Macleod avait vol\u00e9 le m\u00e9rite de Banting et de Best a continu\u00e9 \u00e0 ternir sa r\u00e9putation. Un r\u00e9examen historique s\u00e9rieux a commenc\u00e9 apr\u00e8s la mort de Best en 1978 et la publication cons\u00e9cutive du r\u00e9cit de Macleod de 1922 sur les \u00e9v\u00e9nements de Toronto. Il est maintenant reconnu que Macleod, ainsi que Collip, ont jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel dans la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline. Le site ev\u00e9nement appara\u00eet comme un exemple pr\u00e9coce d&#8217;une perc\u00e9e r\u00e9alis\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration scientifique &#8211; en d\u00e9pit des querelles &#8211; dans une universit\u00e9 de recherche bien \u00e9quip\u00e9e. Scientifique expert, prudent, patient et avis\u00e9, J. J. R. Macleod a progressivement \u00e9t\u00e9 reconnu, m\u00eame au Canada et \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, pour son leadership dans la plus belle r\u00e9alisation de recherche du pays au cours du 20e si\u00e8cle.<\/p>\n\n<p>Outre les titres mentionn\u00e9s dans la biographie, J. J. R. Macleod est l&#8217;auteur ou le co-auteur de 9 monographies et de quelque 200 articles scientifiques. Des d\u00e9tails sur la plupart de ses publications figurent dans M. J. Williams, <strong>J. J. R. Macleod : the co-discoverer of insulin<\/strong> (Edinburgh, 1993), une biographie l\u00e9g\u00e8rement hagiographique mais g\u00e9n\u00e9ralement compl\u00e8te et faisant autorit\u00e9. Un grand nombre de ses publications pendant et apr\u00e8s les recherches sur l&#8217;insuline \u00e0 Toronto contiennent des comptes rendus brefs et soigneusement formul\u00e9s des travaux, notamment J. J. R. Macleod et W. R. Campbell, <strong>Insulin : its use in the treatment of diabetes<\/strong> (Baltimore, Md, 1925). Ses m\u00e9moires de 5 000 mots, longtemps tus, sur son r\u00f4le dans la d\u00e9couverte, r\u00e9dig\u00e9s en septembre 1922 \u00e0 l&#8217;invitation <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/gooderham_albert_edward_16E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">d&#8217;Albert Edward Gooderham<\/a>, pr\u00e9sident du comit\u00e9 de l&#8217;insuline de l&#8217;universit\u00e9 de Toronto, ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s sous le titre \u00ab History of the researches leading to the discovery of insulin \u00bb (Histoire des recherches conduisant \u00e0 la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline), intro. L. G. Stevenson,     <strong>Bull. de l&#8217;Hist. de la M\u00e9decine  <\/strong> (Baltimore), 52 (1978) : 295-312. Il peut \u00eatre compar\u00e9 avec \u00ab Banting&#8217;s, Best&#8217;s, and Collip&#8217;s accounts of the discovery of insulin \u00bb (les r\u00e9cits de Banting, Best et Collip sur la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline), intro. Michael Bliss,   <strong>Bull. de l&#8217;Hist. de la M\u00e9decine  <\/strong>, 56 (1982): 554-68.<\/p>\n\n<p>Des recherches approfondies en \u00c9cosse et au Canada n&#8217;ont pas permis de d\u00e9couvrir une collection importante de documents de Macleod. Une grande partie de sa correspondance pendant les ann\u00e9es de l&#8217;insuline est conserv\u00e9e dans les papiers de Charles Herbert Best (ms coll. 241) \u00e0 la Thomas Fisher Rare Book Library de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Un certain nombre de ces lettres, ainsi que des d\u00e9tails sur les autres collections importantes de la biblioth\u00e8que Fisher sur l&#8217;insuline, notamment les papiers de Sir Frederick Grant Banting (ms coll. 76), sont disponibles en ligne sur le site des biblioth\u00e8ques de l&#8217;Univ. de Toronto, Fisher Library Digital Coll. \u00ab The discovery and early development of insulin \u00bb : <a href=\"https:\/\/collections.library.utoronto.ca\/repository\/insulin\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">link.library.utoronto.ca\/insulin<\/a> (consult\u00e9 le 5 nov. 2014).<\/p>\n\n<p>L&#8217;histoire publi\u00e9e standard de la recherche, qui s&#8217;appuie sur toutes les sources primaires, est celle de Michael Bliss, <strong>The Discovery of Insulin<\/strong> (Toronto, 1982 ; \u00e9dition du 25e anniversaire, 2007). La carri\u00e8re scientifique de Macleod avant et apr\u00e8s la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline fait l&#8217;objet d&#8217;une attention particuli\u00e8re dans Michael Bliss, \u00ab J. J. R. Macleod and the discovery of insulin \u00bb, <strong>Quarterly Journal of Experimental Physiology<\/strong> (Cambridge, Mass.), 74 (1989) : 87-96. La d\u00e9couverte est replac\u00e9e dans le contexte de l&#8217;histoire de l&#8217;universit\u00e9 de Toronto et de sa facult\u00e9 de m\u00e9decine dans M. L. Friedland, <strong>The University of Toronto : a history<\/strong> (Toronto, 2002).  <\/p>\n\n<p>NRS, SR Births, Caputh (Perth), 6 sept. 1876 ; SR Deaths, Peterculter East (Aberdeen), 16 mars 1935 ; SR Marriages, Paisley (Renfrew), 22 juillet 1903.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">James Collip<\/h2>\n\n<p>James Bertram Collip, biochimiste, endocrinologue, professeur d&#8217;universit\u00e9, administrateur de la recherche m\u00e9dicale et titulaire d&#8217;une charge publique, est n\u00e9 le 20 novembre 1892 \u00e0 Belleville (Ontario). A\u00een\u00e9 des deux enfants et fils unique de James Dennis Collip, jardinier et fleuriste, et de Mahala Frances Vance, institutrice ; mari\u00e9 le 28 d\u00e9cembre 1915 \u00e0 Ray Vivian Margaret Ralph \u00e0 Dundas, Ontario, et ils ont eu deux filles et un fils ; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 19 juin 1965 \u00e0 London, Ontario.   <\/p>\n\n<p>James Bertram Collip, connu par sa famille et ses amis sous le nom de Bert, a fr\u00e9quent\u00e9 une \u00e9cole de campagne \u00e0 classe unique et l&#8217;\u00e9cole secondaire de Belleville, o\u00f9 il a d\u00e9velopp\u00e9 un int\u00e9r\u00eat pour les sciences, en particulier la chimie. En 1908, il entre au Trinity College, qui vient de se f\u00e9d\u00e9rer \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Parce qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 15 ans, il est trop jeune pour poursuivre des \u00e9tudes de m\u00e9decine comme il l&#8217;avait pr\u00e9vu, il s&#8217;inscrit en physiologie et biochimie avec sp\u00e9cialisation, un site programme qui offre une formation rigoureuse en recherche originale \u00e0 une \u00e9lite d&#8217;\u00e9tudiants en m\u00e9decine. Collip obtient une licence en 1912 et se classe premier de sa promotion. Il entreprend ensuite des \u00e9tudes de biochimie avec Archibald Byron Macallum* et obtient une ma\u00eetrise en 1913 et un doctorat trois ans plus tard pour ses recherches sur la formation de l&#8217;acide chlorhydrique dans l&#8217;estomac des vert\u00e9br\u00e9s. Pendant ses \u00e9tudes, il rencontre Ray Ralph, qui est \u00e9tudiant en art au Trinity College ; ils se marient en 1915.<\/p>\n\n<p>Cette ann\u00e9e-l\u00e0, Collip est nomm\u00e9 ma\u00eetre de conf\u00e9rences en biochimie au d\u00e9partement de physiologie de l&#8217;universit\u00e9 d&#8217;Alberta, o\u00f9 il poursuit un programme de recherche actif sur la chimie du sang des vert\u00e9br\u00e9s et des invert\u00e9br\u00e9s. Apr\u00e8s la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il re\u00e7oit une bourse de voyage Rockefeller qui lui permet de partir ailleurs pendant son ann\u00e9e sabbatique en 1921-22. En avril 1921, il retourne \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto pour la premi\u00e8re \u00e9tape de son voyage, qui devait \u00e9galement le mener \u00e0 New York et en Angleterre, et commence \u00e0 \u00e9tudier avec <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/macleod_john_james_rickard_16E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">John James Rickard Macleod<\/a>*, une autorit\u00e9 reconnue en mati\u00e8re de m\u00e9tabolisme des hydrates de carbone. Apr\u00e8s un \u00e9t\u00e9 pass\u00e9 \u00e0 visiter les stations de biologie marine de Woods Hole (Massachusetts) et de St Andrews (Nouveau-Brunswick), Collip, accompagn\u00e9 de sa femme et de sa jeune famille, s&#8217;installe \u00e0 Toronto pour l&#8217;automne.   <\/p>\n\n<p>En d\u00e9cembre, on lui demande de mettre ses comp\u00e9tences de biochimiste au service d&#8217;un projet de recherche prometteur men\u00e9 sous la supervision de Macleod. <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/banting_frederick_grant_17E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Frederick Grant Banting<\/a>*, un m\u00e9decin de London (Ontario), et <a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/bio\/best_charles_herbert_20E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Charles Herbert Best<\/a>*, un \u00e9tudiant du programme de physiologie et de biochimie, recherchaient le principe actif du pancr\u00e9as qui, selon Banting, pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter le diab\u00e8te sucr\u00e9. Au cours de l&#8217;\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;automne 1921, ils ont r\u00e9ussi \u00e0 fabriquer un extrait, d&#8217;abord \u00e0 partir de chiens, puis de bovins, qui pouvait r\u00e9duire le taux de sucre dans le sang. Toutefois, cette pr\u00e9paration s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e inadapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;usage clinique car ses impuret\u00e9s provoquaient des effets secondaires ind\u00e9sirables, notamment la formation d&#8217;un abc\u00e8s st\u00e9rile \u00e0 l&#8217;endroit de l&#8217;injection sous-cutan\u00e9e. Banting et Best disposaient d&#8217;un agent antidiab\u00e9tique dans leur extrait, mais ils n&#8217;avaient pas obtenu plus que d&#8217;autres chercheurs avant eux, notamment Georg Ludwig Zuelzer (1908), Ernest Lyman Scott (1912), Israel S. Kleiner (1919) et Nicolas Constantin Paulescu (1921).   <\/p>\n\n<p>Reconnaissant la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un produit plus purifi\u00e9, Banting demande \u00e0 Macleod d&#8217;inviter Collip \u00e0 se joindre au travail. Le 19 janvier 1922, Collip pr\u00e9pare un extrait en utilisant des concentrations croissantes d&#8217;alcool. Il constate que les impuret\u00e9s sont rejet\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 80 % d&#8217;alcool \u00e9thylique et que le principe actif pr\u00e9cipite sous forme pure \u00e0 environ 95 % d&#8217;alcool. Cet extrait a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 pouvoir \u00eatre utilis\u00e9 en clinique, comme l&#8217;a montr\u00e9 un essai r\u00e9ussi sur le patient diab\u00e9tique Leonard Thompson le 23 janvier.<\/p>\n\n<p>Collip a \u00e9galement fait des observations physiologiques importantes. Tout d&#8217;abord, il a d\u00e9crit une hypoglyc\u00e9mie aigu\u00eb chez des lapins normaux auxquels on avait administr\u00e9 une dose de l&#8217;extrait ; les animaux ont souffert de convulsions et sont ensuite tomb\u00e9s dans le coma. Il a d\u00e9montr\u00e9 que cet effet \u00e9tait le r\u00e9sultat d&#8217;une glyc\u00e9mie dangereusement basse et qu&#8217;il pouvait \u00eatre corrig\u00e9 par l&#8217;injection d&#8217;une solution de glucose. Gr\u00e2ce \u00e0 cette d\u00e9couverte, Collip a pu mettre en garde les cliniciens contre les dangers de l&#8217;hypoglyc\u00e9mie cons\u00e9cutive \u00e0 l&#8217;administration de doses trop \u00e9lev\u00e9es de l&#8217;extrait. De plus, il a mis au point un test biologique pour la pr\u00e9paration en mesurant son effet sur la glyc\u00e9mie de lapins normaux, ce qui signifie que l&#8217;extrait peut \u00eatre normalis\u00e9 plus facilement et plus \u00e9conomiquement qu&#8217;en utilisant des chiens d\u00e9pancr\u00e9atis\u00e9s. Deuxi\u00e8mement, il a montr\u00e9 que le glucose dans le sang \u00e9tait converti en glycog\u00e8ne dans le foie apr\u00e8s l&#8217;administration de l&#8217;extrait. Ce r\u00e9sultat prouve que l&#8217;extrait remplace une fonction physiologique manquante chez le patient diab\u00e9tique. Enfin, Collip a d\u00e9montr\u00e9 que les c\u00e9tones pr\u00e9sentes dans le sang et l&#8217;urine \u00e9taient \u00e9limin\u00e9es lors de l&#8217;utilisation de l&#8217;extrait.<\/p>\n\n<p>Ces preuves sont cruciales car Banting et Best n&#8217;ont d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;effet de l&#8217;extrait sur la r\u00e9duction du glucose dans le sang et l&#8217;urine ; cependant, la baisse de la production de sucre peut \u00eatre le r\u00e9sultat d&#8217;autres conditions, comme une r\u00e9action aux \u00e9l\u00e9ments toxiques de l&#8217;extrait, plut\u00f4t que le remplacement de la fonction r\u00e9elle du pancr\u00e9as. En fournissant un extrait antidiab\u00e9tique non toxique adapt\u00e9 \u00e0 un usage th\u00e9rapeutique et en d\u00e9crivant les principales propri\u00e9t\u00e9s physiologiques de l&#8217;action du principe actif, Collip a \u00e9tendu le travail du groupe de Toronto au-del\u00e0 de ce qui avait \u00e9t\u00e9 accompli par d&#8217;autres chercheurs et a fourni une preuve convaincante de la valeur du produit dans le traitement du diab\u00e8te. Malheureusement, les relations entre les d\u00e9couvreurs deviennent tendues, car Banting s&#8217;inqui\u00e8te de ce que Macleod et Collip lui enl\u00e8vent le m\u00e9rite. Un affrontement furieux \u00e9clate lorsque Collip annonce qu&#8217;il a purifi\u00e9 l&#8217;extrait mais refuse de divulguer sa m\u00e9thode, Macleod et d&#8217;autres lui ayant conseill\u00e9 de la garder secr\u00e8te jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle ait \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement test\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Au d\u00e9part, les quantit\u00e9s de produit \u00e9taient frustrantes, m\u00eame si la demande a augment\u00e9 lorsque nouvelles s&#8217;est fait l&#8217;\u00e9cho de la r\u00e9ussite de l&#8217;\u00e9quipe. Les chercheurs ont travaill\u00e9 avec les Connaught Antitoxin Laboratories de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, sous la direction de John Gerald FitzGerald*, pour augmenter la production de l&#8217;extrait, qui a re\u00e7u le nom d&#8217;insuline. Plus tard, il est devenu \u00e9vident que des ressources plus importantes \u00e9taient n\u00e9cessaires, et la soci\u00e9t\u00e9 pharmaceutique Eli Lilly and Company d&#8217;Indianapolis (Ind.) a collabor\u00e9 avec le groupe de Toronto pour fabriquer de l&#8217;insuline \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle commerciale. Un brevet est d\u00e9pos\u00e9 en 1922 au nom de Banting, Best et Collip et confi\u00e9 \u00e0 la gestion du conseil d&#8217;administration de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto. Les redevances sont partag\u00e9es : la moiti\u00e9 est vers\u00e9e \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 pour un fonds de recherche et le reste est r\u00e9parti entre les trois chercheurs pour soutenir leur travail partout o\u00f9 ils se rendent au Canada. Cet arrangement, ainsi que les subventions accord\u00e9es par plusieurs organisations, ont permis \u00e0 Collip d&#8217;avoir acc\u00e8s \u00e0 ce qui allait \u00eatre le plus important financement permanent de la recherche m\u00e9dicale disponible dans le pays \u00e0 l&#8217;\u00e9poque.<\/p>\n\n<p>Banting et Macleod ont re\u00e7u le prix Nobel de physiologie ou de m\u00e9decine en 1923. Banting a annonc\u00e9 qu&#8217;il partagerait l&#8217;argent de son prix avec Best, et Macleod lui a embo\u00eet\u00e9 le pas en d\u00e9clarant qu&#8217;il partagerait le sien avec Collip, en reconnaissance du r\u00f4le du jeune chercheur dans la d\u00e9couverte. Collip avait renonc\u00e9 \u00e0 sa bourse Rockefeller au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 1922 pour rester \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Toronto jusqu&#8217;\u00e0 la fin de son cong\u00e9. Lorsqu&#8217;il retourne \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de l&#8217;Alberta plus tard cette ann\u00e9e-l\u00e0, en tant que professeur titulaire et chef du d\u00e9partement de biochimie, il s&#8217;\u00e9loigne de la recherche g\u00e9n\u00e9rale dans ce domaine et se concentre d\u00e9sormais exclusivement sur l&#8217;identification et l&#8217;isolement d&#8217;hormones \u00e0 valeur th\u00e9rapeutique. Pour poursuivre ses travaux dans ce nouveau domaine, il s&#8217;inscrit \u00e0 l&#8217;\u00e9cole de m\u00e9decine en tant qu&#8217;\u00e9tudiant \u00e0 temps partiel et obtient un doctorat en 1926, tout en continuant \u00e0 servir en tant que membre du corps professoral. Deux ans plus t\u00f4t, il s&#8217;\u00e9tait vu d\u00e9cerner un dsc pour ses travaux de recherche.<\/p>\n\n<p>Biochimiste de laboratoire comp\u00e9tent, Collip a \u00e9t\u00e9 un chercheur de premier plan dans le domaine de la science endocrinienne au cours des ann\u00e9es 1920 et 1930. Sa contribution la plus importante dans les premi\u00e8res ann\u00e9es qui ont suivi la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline a \u00e9t\u00e9 l&#8217;isolement en 1924 de l&#8217;hormone parathyro\u00efdienne, qui pourrait \u00eatre utilis\u00e9e pour traiter la t\u00e9tanie parathyro\u00efdienne. Collip et le chimiste Earl Perry Clark ont apport\u00e9 la preuve que cette hormone r\u00e9gule le calcium s\u00e9rique et qu&#8217;un faible taux de calcium dans le sang entra\u00eene la t\u00e9tanie. Ils ont \u00e9galement mis au point une m\u00e9thode de mesure du calcium s\u00e9rique qui sera la norme dans les laboratoires pendant des d\u00e9cennies. Cependant, \u00e0 la suite de ses recherches, Collip s&#8217;est retrouv\u00e9 impliqu\u00e9 dans un conflit de priorit\u00e9 avec le m\u00e9decin du Minnesota Adolph Melanchthon Hanson, qui avait publi\u00e9 en 1923 une m\u00e9thode de pr\u00e9paration d&#8217;un extrait de la glande parathyro\u00efde \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;acide chlorhydrique chaud, un an avant l&#8217;article de Collip d\u00e9crivant la m\u00eame proc\u00e9dure. En 1932, Hanson a obtenu le brevet am\u00e9ricain pour le produit et le proc\u00e9d\u00e9 d&#8217;extraction du principe de la glande parathyro\u00efde. Pourtant, Collip est g\u00e9n\u00e9ralement reconnu par la communaut\u00e9 scientifique pour avoir isol\u00e9 l&#8217;hormone, apport\u00e9 la preuve physiologique de son activit\u00e9 et contribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;essor de l&#8217;\u00e9tude scientifique de la parathyro\u00efde.<\/p>\n\n<p>En 1928, apr\u00e8s avoir refus\u00e9 une offre de la prestigieuse clinique Mayo aux \u00c9tats-Unis, Collip est nomm\u00e9 \u00e0 la chaire de biochimie de l&#8217;Universit\u00e9 McGill, succ\u00e9dant \u00e0 son mentor A. B. Macallum. Il y dirige une grande \u00e9quipe de recherche florissante qui comprend David Landsborough Thomson, Hans Hugo Bruno Selye* et les \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s John Symonds Lyon Browne, Evelyn M. Anderson et Leonard Irving Pugsley*. Tout au long de sa carri\u00e8re, il est assist\u00e9 par son fid\u00e8le factotum, Arthur Long, qui avait rejoint son laboratoire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de l&#8217;Alberta apr\u00e8s la guerre et qui l&#8217;a suivi \u00e0 McGill et, plus tard, \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Western Ontario.<\/p>\n\n<p>Le domaine de l&#8217;endocrinologie \u00e9tait en plein essor dans les ann\u00e9es 1930, et les scientifiques s&#8217;int\u00e9ressaient \u00e9norm\u00e9ment aux hormones sexuelles et \u00e0 l&#8217;hypophyse, qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme la glande ma\u00eetresse contr\u00f4lant la fonction de plusieurs autres. Une approche interdisciplinaire s&#8217;impose. Collip, le biochimiste, fournit les extraits en distillant les principes actifs \u00e0 partir des mati\u00e8res premi\u00e8res. Selye, l&#8217;histologiste, \u00e9tait dou\u00e9 pour les techniques chirurgicales et ma\u00eetrisait la difficile pr\u00e9paration des rats qui allaient servir d&#8217;animaux de laboratoire en leur retirant les hypophyses par voie parapharyng\u00e9e. Il a \u00e9galement fourni les \u00e9tudes histologiques n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;\u00e9tude des hormones associ\u00e9es \u00e0 la croissance et au d\u00e9veloppement. Les fonctions biochimiques et physiologiques des extraits de Collip sont explor\u00e9es par d&#8217;autres membres de l&#8217;\u00e9quipe. Le groupe de McGill et plusieurs laboratoires dans le monde participent activement \u00e0 l&#8217;extraction de divers composants de l&#8217;hypophyse ant\u00e9rieure et \u00e0 la description de leurs fonctions ; ils identifient les hormones qui stimulent la thyro\u00efde, le cortex surr\u00e9nalien et la croissance. En 1933, Collip, Anderson et Thomson pr\u00e9parent un extrait brut mais actif de l&#8217;hormone adr\u00e9nocorticotrope (ACTH), suffisamment pur pour \u00eatre utilis\u00e9 en clinique.<\/p>\n\n<p>Collip fait preuve d&#8217;esprit d&#8217;entreprise pour d\u00e9velopper et soutenir ses projets de recherche en n\u00e9gociant avec les administrateurs, en trouvant des donateurs priv\u00e9s et en forgeant des alliances avec des entreprises commerciales. En 1930, il isole ce qu&#8217;il appelle l&#8217;Emmenin, une forme d&#8217;estriol provenant du placenta qui est commercialement importante parce qu&#8217;elle peut \u00eatre administr\u00e9e par voie orale. Il collabore avec la petite entreprise pharmaceutique montr\u00e9alaise Ayerst, McKenna et Harrison, qui \u00e9largit ses activit\u00e9s de recherche et de fabrication pour faire progresser ce produit. Plus tard, les chercheurs d&#8217;Ayerst mettront au point un \u0153strog\u00e8ne diff\u00e9rent, actif par voie orale, \u00e0 partir de l&#8217;urine de juments enceintes, appel\u00e9 Premarin. Utilis\u00e9 dans la th\u00e9rapie hormonale de remplacement pour le traitement des sympt\u00f4mes de la m\u00e9nopause, il est devenu l&#8217;un des produits pharmaceutiques les plus vendus dans la seconde moiti\u00e9 du 20e si\u00e8cle et a permis \u00e0 Ayerst de s&#8217;imposer comme un acteur majeur dans ce domaine. La soci\u00e9t\u00e9 a annonc\u00e9 que l&#8217;Emmenin et le Premarin avaient \u00e9t\u00e9 normalis\u00e9s dans le laboratoire de Collip et a vers\u00e9 des redevances sur les deux produits, fournissant au laboratoire des fonds de recherche consid\u00e9rables pendant des d\u00e9cennies, particuli\u00e8rement importants \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le soutien gouvernemental n&#8217;avait pas encore commenc\u00e9 et o\u00f9 les chercheurs d\u00e9pendaient de donateurs priv\u00e9s et de fondations.<\/p>\n\n<p>Collip \u00e9tait connu pour son caract\u00e8re agit\u00e9 et pour la rapidit\u00e9 avec laquelle il pensait, parlait et prenait des d\u00e9cisions. Les \u00e9tudiants et les associ\u00e9s se souviennent avec \u00e9motion de son habitude de conduire tr\u00e8s vite, et un voyage en voiture avec lui s&#8217;apparentait, selon un coll\u00e8gue, \u00e0 &#8220;une forme de vol \u00e0 basse altitude&#8221;. Pendant les ann\u00e9es McGill, Collip passait de longues heures devant ses grandes unit\u00e9s de distillation, fabriquant des extraits \u00e0 partir d&#8217;un grand nombre de glandes fournies par l&#8217;abattoir et de placentas fournis par les maternit\u00e9s. Il se pr\u00e9cipitait pour ajuster tel ou tel m\u00e9lange, fumait de grosses cigarettes roul\u00e9es \u00e0 la main et laissait tomber des cendres sur son gilet. De nombreux \u00e9tudiants et postdoctorants passaient par le laboratoire et s&#8217;\u00e9panouissaient dans une atmosph\u00e8re d&#8217;enthousiasme et de productivit\u00e9. Collip appr\u00e9ciait cet environnement et \u00e9tait plein d&#8217;id\u00e9es lorsque quelque chose l&#8217;int\u00e9ressait, mais il laissait ses coll\u00e8gues et les \u00e9tudiants poursuivre leurs projets. Il avait l&#8217;habitude de travailler tard dans la nuit et sa femme, Ray, venait souvent lui tenir compagnie. Tout au long de leur mariage, elle a \u00e9t\u00e9 d&#8217;un grand soutien partenaire et connaissait bien le penchant de son mari pour les changements rapides de plans ; elle a appris \u00e0 pr\u00e9parer une valise. Plus tard, sa fille cadette, Barbara Vivian, l&#8217;a rejoint au laboratoire et s&#8217;est parfois retrouv\u00e9e assise avec un compte-gouttes et des instructions pour ne pas laisser bouillir quelque chose.<\/p>\n\n<p>Entre 1938 et 1957, Collip joue un r\u00f4le de premier plan dans la mise en place d&#8217;une coordination et d&#8217;un financement f\u00e9d\u00e9raux de la recherche m\u00e9dicale par l&#8217;interm\u00e9diaire du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Au milieu des ann\u00e9es 1930, il s&#8217;\u00e9tait r\u00e9concili\u00e9 avec Banting et lorsque ce dernier a mis sur pied le Comit\u00e9 associ\u00e9 de la recherche m\u00e9dicale pour le CNRC en 1938, il a demand\u00e9 \u00e0 Collip d&#8217;en faire partie. Collip est le dernier ami et coll\u00e8gue \u00e0 voir Banting avant qu&#8217;il ne meure \u00e0 la suite d&#8217;un accident d&#8217;avion en 1941. Apr\u00e8s la mort de Banting, Collip prend la direction des services de recherche m\u00e9dicale du CNRC, y compris la lourde responsabilit\u00e9, en temps de guerre, de superviser les comit\u00e9s associ\u00e9s pour chacune des trois branches des forces arm\u00e9es et de servir d&#8217;agent de liaison m\u00e9dicale du Canada \u00e0 Washington. Il est lieutenant-colonel int\u00e9rimaire du Corps m\u00e9dical royal canadien \u00e0 partir de 1942 et colonel int\u00e9rimaire \u00e0 partir de 1944. Lorsque la Division de la recherche m\u00e9dicale remplace le Comit\u00e9 associ\u00e9 de la recherche m\u00e9dicale en 1946, il en est nomm\u00e9 le premier directeur et contribue \u00e0 fa\u00e7onner le soutien du gouvernement aux travaux men\u00e9s dans l&#8217;ensemble du pays. En raison de la faible population du Canada, Collip s&#8217;oppose \u00e0 la construction de laboratoires nationaux comme ceux de la Grande-Bretagne et des \u00c9tats-Unis ; il encourage plut\u00f4t l&#8217;octroi de subventions pour la recherche dans les universit\u00e9s et les h\u00f4pitaux universitaires.<\/p>\n\n<p>Une chaire Gilman Cheney en endocrinologie avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour Collip \u00e0 McGill en 1937, et quatre ans plus tard, \u00e0 son instigation, l&#8217;universit\u00e9 cr\u00e9ait l&#8217;Institut de recherche en endocrinologie. Mais en 1947, il accepte une invitation \u00e0 devenir doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de Western Ontario \u00e0 London. Il a appr\u00e9ci\u00e9 le d\u00e9fi que repr\u00e9sentait la construction de son \u00e9cole de m\u00e9decine \u00e0 une \u00e9poque d&#8217;expansion active. Il est \u00e9galement professeur et directeur du d\u00e9partement de recherche m\u00e9dicale, bien qu&#8217;il ne soit plus activement impliqu\u00e9 dans ce type de travail. En 1958, au Collip Medical Research Laboratory, son associ\u00e9 de longue date Robert Laing Noble, qui l&#8217;avait suivi \u00e0 Western, et le biochimiste Charles Thomas Beer ont isol\u00e9 la vinblastine, un m\u00e9dicament qui est devenu l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s de la chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e contre le cancer.<\/p>\n\n<p>Collip a re\u00e7u de nombreux honneurs au cours de sa carri\u00e8re. Il a \u00e9t\u00e9 fait commandeur de l&#8217;Ordre de l&#8217;Empire britannique en 1943 et a re\u00e7u la m\u00e9daille am\u00e9ricaine de la libert\u00e9 avec palme d&#8217;argent quatre ans plus tard pour ses efforts de guerre. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu membre de la Soci\u00e9t\u00e9 royale du Canada en 1925 et en a \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9sident en 1942-43. Il est \u00e9galement membre de la Soci\u00e9t\u00e9 royale de Londres depuis 1933. Il a ensuite re\u00e7u la m\u00e9daille Flavelle de la Soci\u00e9t\u00e9 royale du Canada et le prix F. N. G. Starr de l&#8217;Association m\u00e9dicale canadienne en 1936, le prix Cameron de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;\u00c9dimbourg en 1937, le prix Charles Mickle Fellowship de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto en 1941 et la m\u00e9daille Banting pour les r\u00e9alisations scientifiques de l&#8217;American Diabetes Association en 1960. Douze dipl\u00f4mes honorifiques lui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9s par des universit\u00e9s au Canada, en Grande-Bretagne et aux \u00c9tats-Unis. Collip a pris sa retraite du CNRC en 1957 et du poste de doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine quatre ans plus tard. Il reste \u00e0 la t\u00eate du laboratoire de recherche m\u00e9dicale Collip et continue de s&#8217;int\u00e9resser \u00e0 ses activit\u00e9s, mais il ne retourne jamais lui-m\u00eame \u00e0 la paillasse. Il meurt d&#8217;un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 72 ans, deux jours apr\u00e8s \u00eatre rentr\u00e9 d&#8217;un voyage \u00e0 travers le pays avec Ray pour assister \u00e0 la r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 royale du Canada \u00e0 Vancouver.<\/p>\n\n<p>Habile \u00e0 la fois comme scientifique de laboratoire et comme entrepreneur, James Bertram Collip a \u00e9t\u00e9 un chercheur pionnier en endocrinologie et un chef de file dans le d\u00e9veloppement de la recherche m\u00e9dicale canadienne. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#8217;avant-garde de la transformation institutionnelle de la science m\u00e9dicale qui, dans les premi\u00e8res d\u00e9cennies du 20e si\u00e8cle, \u00e9tait l&#8217;affaire de quelques privil\u00e9gi\u00e9s mais qui, au milieu du si\u00e8cle, \u00e9tait devenue une entreprise syst\u00e9matique \u00e0 grande \u00e9chelle impliquant des \u00e9quipes de scientifiques professionnels et des douzaines de laboratoires dans les universit\u00e9s, le gouvernement et l&#8217;industrie. Le r\u00f4le de Collip dans la d\u00e9couverte de l&#8217;insuline n&#8217;a \u00e9t\u00e9 reconnu que par un petit cercle et a \u00e9t\u00e9 largement oubli\u00e9 par le grand public, qui a attribu\u00e9 cette r\u00e9ussite \u00e0 Banting et Best. Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, cependant, l&#8217;importance cruciale de son travail pour le succ\u00e8s du groupe de Toronto a \u00e9t\u00e9 plus largement reconnue. Il a trouv\u00e9 d\u00e9plaisant le conflit amer associ\u00e9 \u00e0 la d\u00e9couverte. Connu pour son int\u00e9grit\u00e9, sa modestie et sa nature tranquille, Bert Collip a toujours refus\u00e9 de discuter des jours d&#8217;insuline, se contentant de dire qu&#8217;il \u00e9tait s\u00fbr que les archives historiques parleraient d&#8217;elles-m\u00eames.<\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/contrib\/19\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Alison Li<\/a><\/p>\n\n<p>James Bertram Collip fait l&#8217;objet d&#8217;une biographie compl\u00e8te dans Alison Li, <strong>J. B. Collip and the development of medical research in Canada : extracts and enterprise<\/strong> (Montr\u00e9al et Kingston, Ont., 2003). M. L. Barr et R. J. Rossiter, \u00ab James Bertram Collip, 1892-1965 \u00bb, Royal Soc. of London,   <strong>Biog. m\u00e9moires des boursiers <\/strong>, 19 (1973) : 235-67, un excellent compte-rendu de sa vie, qui contient \u00e9galement une bibliographie des travaux publi\u00e9s par Collip. On trouvera de br\u00e8ves notices biographiques et des souvenirs du scientifique dans J. S. L. Browne et O. F. Denstedt, \u00ab James Bertram Collip (1892-1965) \u00bb, <strong>Endocrinology<\/strong> (Philadelphia), 79 (1966) : 225-28 ; D. A. Keys, \u00ab James Bertram Collip &#8230; : an appreciation \u00bb, <strong>Canadian Medical Assoc., Journal <\/strong>(Toronto), 93 (1965) : 774-75 ; R. L. Noble, \u00ab Memories of James Bertram Collip \u00bb, Canadian Medical Assoc., <strong>Journal<\/strong>, 93 (1965) : 1356-64 ; et R. J. Rossiter, \u00ab James Bertram Collip, 1892-1965 \u00bb, Royal <strong>Soc. of Can.<\/strong> (Ottawa), 4e s\u00e9rie, 4 (1966), proc : 73-82. <\/p>\n\n<p>Michael Bliss r\u00e9v\u00e8le des d\u00e9tails cruciaux sur le r\u00f4le de Collip dans les \u00e9v\u00e9nements de 1921-22 dans <strong>The Discovery of Insulin<\/strong> (Toronto, 1982 ; \u00e9dition du 25e anniversaire, 2007), et il \u00e9value l&#8217;h\u00e9ritage du scientifique dans \u00ab J. B. Collip : a forgotten member of the insulin team \u00bb, dans Essays in the history of Canadian medicine, ed. Wendy Mitchinson et Janice Dickin McGinnis (Toronto, 1988), 110-25, et &#8220;Rewriting medical history : Charles Best and the Banting and Best myth&#8221;, Journal of the Hist. of Medicine and Allied Sciences (New Haven, Conn.), 48 (1993) : 253-74. La liste d\u00e9taill\u00e9e des contributions de Collip \u00e0 la recherche sur l&#8217;insuline a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans \u00ab Banting&#8217;s, Best&#8217;s, and Collip&#8217;s accounts of the discovery of insulin \u00bb, intro. Michael Bliss,     <strong>Bull. de l&#8217;Hist. de la M\u00e9decine  <\/strong> (Baltimore, Md), 56 (1982) : 554-68.<\/p>\n\n<p>Les recherches de Collip sur la physiologie de l&#8217;hormone parathyro\u00efdienne sont examin\u00e9es dans T. B. Schwartz, \u00ab Giants with tunnel vision : the Albright-Collip controversy \u00bb, <strong>Perspectives in Biology and Medicine<\/strong> (Chicago), 34 (1991) : 327-46, qui se concentre particuli\u00e8rement sur son d\u00e9saccord avec l&#8217;endocrinologue am\u00e9ricain Fuller Albright. Virginie Marier et Tina Piper d\u00e9crivent le scientifique comme un innovateur dans le d\u00e9veloppement de mod\u00e8les commerciaux pour la commercialisation de la science m\u00e9dicale et la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans &#8220;Early twentieth-century Canadian medical patent law in practice : James Bertram Collip and the discovery of Emmenin&#8221;, <strong>Univ. of Toronto Law Journal<\/strong>, 60 (2010) : 855-91. <\/p>\n\n<p>Arch. de l&#8217;Ont. (Toronto), RG 80-2-0-379, no 12682 ; RG 80-5-0-812, no 16756. Arch. de l&#8217;Universit\u00e9 McGill (Montr\u00e9al), RG 38 (Facult\u00e9 de m\u00e9decine). (Montr\u00e9al), RG 38 (Facult\u00e9 de m\u00e9decine). Arch. de l&#8217;Univ. (Edmonton), fonds Henry Marshall Tory. Biblioth\u00e8ques de l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto, Thomas Fisher Rare Book Library, ms coll. 269 (papiers de James Bertram Collip). Arch. de l&#8217;Universit\u00e9 de l&#8217;Ouest (London, Ont.) (London, Ont.), fonds James Bertram Collip.           <\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/biblio\/19\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Bibliographie g\u00e9n\u00e9rale<\/a><\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/en\/notices.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00a9 2018-2021 University of Toronto\/Universit\u00e9 Laval<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sir Frederick Grant Banting Sir Frederick Grant Banting, m\u00e9decin, chirurgien, officier de l&#8217;arm\u00e9e, chercheur en m\u00e9decine, laur\u00e9at du prix Nobel et artiste ; n\u00e9 le 14 novembre 1891 dans le canton d&#8217;Essa, comt\u00e9 de Simcoe, Ont, fils de William Thompson Banting et Margaret Grant ; \u00e9pouse une premi\u00e8re fois le 4 juin 1924 Marion Wilson 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