Le lieutenant-général Roméo A. Dallaire, O.C., C.M.M., G.O.Q., M.S.C., C.D., L.O.M. (U.S.), B.ésS., LL.D. (Hon.), D.Sc.Mil (Hon.), D.U. (retraité) est le fondateur de l’Institut Dallaire pour les enfants, la paix et la sécurité, un partenariat mondial dont la mission est de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats. Célèbre défenseur des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les enfants, les anciens combattants et la prévention des atrocités de masse, le général Dallaire est également un conseiller respecté du gouvernement et des Nations unies, ainsi qu’un ancien sénateur canadien.
Le général Dallaire a notamment été nommé commandant de la force de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda avant et pendant le génocide de 1994. Le général Dallaire a fourni aux Nations unies des informations sur le massacre prévu, qui a finalement coûté la vie à plus de 800 000 personnes en moins de 100 jours ; cependant, l’autorisation d’intervenir a été refusée et les Nations unies ont retiré leurs forces de maintien de la paix. Le général Dallaire, ainsi qu’un petit contingent de soldats et d’observateurs militaires ghanéens et tunisiens, ont désobéi à l’ordre de se retirer et sont restés au Rwanda pour remplir leur obligation éthique de protéger ceux qui cherchaient refuge auprès des forces de l’ONU.
Le courage et le leadership dont il a fait preuve au cours de cette mission lui ont valu l’Ordre du Canada, la Croix du service méritoire, la Légion du mérite des États-Unis, le prix Aegis pour la prévention des génocides, ainsi que l’affection et l’admiration des peuples du monde entier. Son dévouement à l’humanité au cours de cette mission a été largement documenté dans des films et des livres, y compris dans son récit primé : Shake Hands with the Devil : the Failure of Humanity in Rwanda (Serrer la main du diable : l’échec de l’humanité au Rwanda).
La révélation par le général Dallaire, en 1997, qu’il souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique, conséquence directe de sa mission au Rwanda, a ouvert la voie à la déstigmatisation de cette blessure de stress opérationnel potentiellement mortelle parmi les vétérans militaires et les premiers intervenants. Bien qu’il ait été libéré pour raisons médicales de l’armée canadienne en 2000, il a consacré des décennies de leadership passionné et de plaidoyer à la question au nom d’autres vétérans luttant contre le SSPT, y compris la publication de ses mémoires à succès : Waiting for First Light : My Ongoing Battle with PTSD (En attendant la première lumière : mon combat permanent contre le syndrome de stress post-traumatique).
Cependant, depuis la publication de son livre, They Fight Like Soldiers, They Die Like Children : The Global Quest to Eradicate the Use of Child Soldiers, le général Dallaire s’est principalement consacré à son travail dans le cadre de l’initiative Roméo Dallaire sur les enfants soldats, cherchant en permanence des moyens novateurs d’aider les gouvernements du monde entier à éradiquer l’utilisation d’enfants soldats.
Que ce soit en tant que commandant militaire, humanitaire, sénateur ou auteur, Roméo Dallaire a travaillé sans relâche pour attirer l’attention nationale et internationale sur des situations trop souvent ignorées, qu’il s’agisse des atrocités du génocide rwandais, de la lutte que lui-même et de nombreux autres vétérans militaires mènent contre le syndrome de stress post-traumatique, ou du recrutement et de l’utilisation d’enfants-soldats.
Dallaire Institute for Children, Peace & Security Intro from Dallaire Institute on Vimeo.